La Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) lance une offensive contre les équipements non conformes à Abidjan. Première cible de cette opération de contrôle administratif : les célèbres « dabagaou » qui équipent de nombreux gbakas (minicars).
Pourquoi ces barres de fer sont-elles dans le viseur ?
Ces imposantes structures métalliques, fixées à l’avant des véhicules autour des phares et des pare-chocs, posent un double problème :
Dangerosité accrue : En cas de collision, ils protègent le gbaka mais aggravent considérablement les dégâts matériels et corporels des autres usagers.
Sentiment d’impunité : Rassurés par ce blindage artisanal, de nombreux chauffeurs adoptent une conduite agressive, n’hésitant pas à forcer le passage dans les embouteillages abidjanais.
Ce que dit la nouvelle mesure
La DGTTC a fixé un ultimatum aux propriétaires de gbakas dans le district d’Abidjan :
Délai de mise en conformité : Tous les « dabagaou » doivent être retirés volontairement avant le 30 juin 2026.
Autre équipement concerné : Les bavettes arrière devront également être ajustées pour respecter les normes réglementaires en vigueur.
L’objectif des autorités : Renforcer la sécurité routière, apaiser la cohabitation entre les automobilistes sur la chaussée et éliminer les dispositifs jugés dangereux.
Le compte à rebours est lancé pour les transporteurs routiers de la capitale économique.



