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Lomé et Ouagadougou ont récemment réaffirmé leur engagement à fluidifier le transit des marchandises

Le Burkina Faso et le Togo ont réaffirmé leur volonté commune d’améliorer la circulation des marchandises sur le corridor stratégique reliant Lomé à Ouagadougou, à l’issue d’une réunion ministérielle tenue vendredi dans la capitale togolaise.

Cette rencontre a réuni les ministres en charge des transports, de la sécurité et de l’administration territoriale des deux pays, autour des défis persistants qui affectent la performance de cet axe essentiel pour les échanges sous-régionaux.

Parmi les principales préoccupations évoquées figurent les coûts élevés liés aux surestaries, les lenteurs des procédures portuaires et douanières, ainsi que le manque d’infrastructures adaptées. Les autorités burkinabè ont également souligné la nécessité d’ajuster certains dispositifs administratifs, dans un contexte de réorganisation des services douaniers.

Les discussions ont aussi mis en lumière des retards dans l’application des décisions antérieures, révélant des insuffisances en matière de coordination et de suivi.

Du côté togolais, les autorités ont pointé des dysfonctionnements dans la gestion du fret, notamment le non-respect des quotas et les lourdeurs administratives, en particulier au poste de contrôle de Cinkassé. La multiplication des contrôles routiers et les faiblesses des infrastructures ont également été dénoncées.

Face à ces difficultés, les deux parties ont convenu de mesures concrètes, dont la mise en place d’un cadre permanent de concertation et l’activation de mécanismes conjoints pour améliorer la gestion du transport routier.

Elles ont également insisté sur la nécessité d’harmoniser les procédures douanières, d’interconnecter les systèmes et de lutter contre les pratiques abusives sur les routes, notamment en clarifiant les documents requis.

Par ailleurs, les deux pays se sont engagés à renforcer les infrastructures et à améliorer les conditions de travail des transporteurs, tout en promouvant plus de transparence dans la gestion du fret afin de réduire les coûts logistiques.

Enfin, une nouvelle rencontre est prévue dans trois mois pour évaluer les progrès réalisés. Cette coopération illustre l’importance stratégique du corridor Lomé–Ouagadougou pour le commerce régional et le désenclavement du Burkina Faso.

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