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La Côte d’Ivoire a créé son Fonds Souverain Stratégique pour le Développement (FSD-CI)

Le gouvernement ivoirien a franchi une étape majeure pour l’avenir financier du pays. Ce mercredi, le Conseil des ministres, dirigé par le Chef de l’État Alassane Ouattara, a entériné la création du Fonds Souverain Stratégique pour le Développement (FSD-CI). Un nouvel outil censé transformer durablement le visage économique de la Côte d’Ivoire.

Terminée la dépendance aux seuls flux budgétaires classiques. Avec le FSD-CI, l’État ivoirien se dote d’un instrument de “type particulier” pour gérer ses richesses. Pour le Président de la République, ce projet est le gage d’une gouvernance moderne.

« Avec ce Fonds, notre pays se dote d’un outil moderne, ambitieux et efficace qui permettra de gérer avec rigueur et transparence nos ressources minières, énergétiques et agricoles », a déclaré Alassane Ouattara à l’issue de la séance.
Ce dispositif ne vient pas de nulle part ; il complète un arsenal déjà bien fourni, comprenant la Caisse de Dépôt et de Consignation ainsi que le fonds de garantie pour les petites et moyennes entreprises (PME). L’objectif est clair : utiliser l’argent public pour bâtir des infrastructures solides et protéger le pays contre les imprévus des marchés mondiaux.

Trois tiroirs pour une seule tirelire
Le fonctionnement de ce nouveau venu repose sur trois piliers distincts. D’abord, un Fonds de Développement des Infrastructures, qui servira de moteur aux grands chantiers nationaux.

Ensuite, un Fonds de Stabilisation Économique, véritable bouclier contre les crises. Enfin, un Fonds de Placements Financiers Stratégiques, pensé comme une réserve pour les générations à venir.

Le Chef de l’État a d’ailleurs insisté sur cette vision de long terme. « Il permettra de financer des projets structurants […] de mieux protéger notre économie face aux chocs extérieurs et de constituer une épargne pour les générations futures », a assuré le dirigeant ivoirien.

“15 milliards de francs CFA pour commencer”
Interrogé sur le montant initial de ce capital lors du compte rendu du Conseil, le porte-parole du gouvernement a apporté des précisions sur le lancement de l’opération. Si le décret final doit encore sceller les chiffres officiels, la mise de départ est déjà esquissée.

« Ce fonds va commencer avec un capital minimum et, année après année, il sera alimenté. […] Au cours des échanges, on avait parlé d’un minimum de 15 milliards pour commencer », a expliqué le porte-parole.

Selon lui, cette somme n’est qu’un point de départ qui pourrait grimper en flèche grâce aux excédents des filières agricoles, notamment celle du binôme café-cacao. Le porte-parole a souligné la capacité financière impressionnante de ce secteur, rappelant qu’un investissement de 280 milliards avait récemment été consenti pour soutenir les plantations.

En plus de l’or brun, les bénéfices des sociétés d’État contribueront à la croissance de cette manne financière. Avec ce nouveau levier, la Côte d’Ivoire espère bien consolider son statut de locomotive économique de la sous-région, tout en s’assurant une gestion conforme aux meilleurs standards internationaux.

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