À Abidjan, les agents du ministère du Tourisme et des Loisirs se sont réunis ce jeudi 16 avril pour leur première Assemblée Générale Mixte. Un rendez-vous crucial pour cette jeune structure qui célèbre un an d’existence avec un bilan jugé encourageant.
L’ambiance était au travail ce jeudi matin dans la salle de conférence du CRREA-UEMOA, au Plateau. Si la totalité des 840 membres n’a pu faire le déplacement, une délégation représentative, venue des différentes régions du pays, a répondu à l’appel pour ce premier grand oral de la Mutuelle des Agents du Tourisme et des Loisirs (MATL-CI). Au menu des échanges : transparence des comptes et nouveaux défis sociaux.
Un premier exercice sous le signe de la croissance
Pour le président Guy Marius Bro, cette rencontre n’était pas une simple formalité administrative, mais un acte de redevabilité.
“Notre mutuelle a un an d’existence. Il fallait dire à nos mutualistes ce que nous avons fait pour qu’ils puissent soit approuver, soit nous donner de nouvelles orientations”, a-t-il expliqué à la sortie de sa présentation.
Partie de rien il y a douze mois, la mutuelle affiche aujourd’hui des voyants au vert. Si le défi était de taille dans un ministère historiquement marqué par une forte culture syndicale, le pari de la solidarité semble gagner du terrain.
Outre la gestion courante, le bureau s’est félicité d’avoir déjà comblé un vide attendu depuis longtemps : l’accès au foncier.
L’épanouissement social comme priorité
Au-delà des chiffres, c’est le bien-être des fonctionnaires qui est au cœur des débats. Mme Suzanne N’Goran Koffi, deuxième vice-présidente, insiste sur la dimension humaine de leur mission.
Pour elle, l’objectif est clair : “Faire en sorte que l’agent soit complètement épanoui pour servir au mieux notre ‘Sublime Côte d’Ivoire’, et qu’au soir de sa carrière, il soit un retraité serein.”
Plusieurs chantiers ont été mis sur la table, notamment l’amélioration des assistances pour les naissances ou les décès, mais surtout l’ouverture prochaine des dossiers de couverture santé complémentaire pour l’année 2026.
La rigueur pour horizon
Du côté des finances, le trésorier général, Tiémoko Baikoro, a présenté un bilan positif, validé par le commissaire aux comptes. Toutefois, Sékou Bamba, chargé de ce contrôle, appelle à ne pas se reposer sur ses lauriers. Tout en saluant le travail accompli, il préconise une stratégie plus offensive pour accroître les ressources.
“Le bilan est appréciable, mais il faut trouver d’autres moyens pour mobiliser des fonds afin de couvrir les besoins de près de 1 000 agents”, a-t-il souligné, plaidant pour une transition vers des méthodes comptables encore plus rigoureuses.
En fin de journée, après le vote des résolutions et la modification de certains articles des statuts, les participants se sont retrouvés autour d’un déjeuner. Une manière de conclure cette étape fondatrice dans la convivialité, avec le sentiment d’avoir posé la première pierre d’une solidarité durable.



