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À Madagascar, des enfants malades opérés du cœur grâce à l’ONG «La Chaîne de l’Espoir»


Une mission de chirurgie cardiaque pédiatrique vient de s’achever à l’hôpital militaire Cenhosoa d’Antananarivo, la capitale de Madagascar. Une opération franco-malgache, menée avec l’association la Chaîne de l’espoir, qui permet à des enfants atteints de pathologies cardiaques graves de bénéficier de soins inaccessibles autrement dans le pays.

Dans le bloc opératoire du Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa), à Antananarivo, l’équipe est concentrée : elle passe quatre heures dans une intervention pour réparer une valve cardiaque endommagée. À côté du chirurgien malgache, des médecins venus de France, dépêchés par l’association La Chaîne de l’Espoir. Sans cette mission, l’opération serait inaccessible à la plupart des familles malgaches.

C’est le cas de la famille d’Hyacinthe, qui vient tout juste d’être opérée. Sa mère, qui l’élève seule, a fait le voyage depuis l’est du pays jusqu’à la capitale, et se confie : « Je suis venue soigner mon fils, qui a une valvulopathie. Il toussait beaucoup, il était essoufflé. Je l’ai emmené à l’hôpital dans ma région. J’étais très inquiète, parce que ça demande beaucoup de moyens d’aller dans la capitale. Ça a été très difficile pour moi, j’élève seule mon fils Hyacinthe, et les frais de déplacement sont très élevés. »

À Madagascar, les pathologies cardiaques d’origine rhumatismale touchent particulièrement les enfants, souvent diagnostiqués trop tard. L’hôpital Cenhosoa est aujourd’hui le seul établissement du pays à disposer d’un bloc de chirurgie cardiaque à cœur ouvert. Plus de 20 enfants y ont déjà été opérés par ces médecins venus de l’étranger avec succès, sans aucun décès enregistré.

 

Une fierté malgré les difficultés, confie le Dr Randrianajaina Famisantsoa : « La chirurgie cardiaque demande beaucoup de moyens, et le matériel n’est pas disponible ici à Madagascar. On doit donc importer les consommables et les médicaments. L’autre frein, c’est que les parents n’amènent pas systématiquement leurs enfants chez le médecin tant qu’ils ne sont pas malades. Et quand ils arrivent, ce sont souvent des cas très difficiles. »

Au-delà des opérations, la mission s’inscrit dans une démarche de compagnonnage : un transfert d’expérience vers les équipes malgaches, pour qu’un jour ces opérations puissent être réalisées sans dépendre de l’aide extérieure.

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