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Bondoukou: Adjoumani a salué, la tenue d’un procès fictif au tribunal de première instance

Le ministre d’État, conseiller du Président de la République, Kobenan Kouassi Adjoumani, a salué vendredi 24 avril 2026, la tenue d’un procès fictif au tribunal de première instance de Bondoukou, une initiative de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire visant à rapprocher la justice des populations.

« C’est une première pour notre région. Les avocats venus de tous horizons se retrouvent ici et c’est une grande fierté pour nous de les accueillir dans notre belle cité », a déclaré M. Adjoumani, à l’issue de l’audience simulée, exprimant sa satisfaction face à la mobilisation des populations.

Le ministre d’État a particulièrement apprécié la portée pédagogique de cette activité, qui a permis au public, notamment aux élèves et étudiants venus nombreux, de mieux comprendre le rôle de l’avocat et le fonctionnement d’un procès. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est que nous avons assisté à une audience complète, avec des faits liés à l’empaillage clandestin, allant jusqu’à un crime. Nous avons écouté les deux parties et compris que les avocats jouent pleinement leur rôle, quelles que soient les circonstances. »

Il a estimé que ce type d’initiative doit être multiplié sur l’ensemble du territoire national afin de renforcer la culture juridique des citoyens. « Souvent, des situations nécessitent l’assistance d’un avocat, mais les populations ne le savent pas. Aujourd’hui, chacun comprend mieux l’importance de se faire accompagner », a-t-il ajouté.

M. Adjoumani a, en outre, exprimé sa gratitude à la bâtonnière de l’Ordre des avocats et à sa délégation pour avoir choisi Bondoukou dans le cadre de cette activité. « Bravo à madame la bâtonnière et à toute son équipe pour avoir accepté de venir partager leur savoir-faire avec les populations. Je repars très satisfait », a-t-il indiqué.

De son côté, la bâtonnière, Maître Florence Loan-Messan, a expliqué que le choix de Bondoukou s’inscrit dans la volonté de rapprocher le droit des citoyens, dans une ville à forte identité culturelle. « Bondoukou est une ville d’histoire et de culture. Mais la culture n’exclut pas la règle de droit. Nous sommes venus rappeler que nous sommes dans un État de droit et que les populations doivent connaître leurs droits et les acteurs qui les défendent », a-t-elle souligné.

Kobenan Kouassi Adjoumani et la bâtonnière au tribunal de Bondoukou
Elle a précisé que l’initiative « L’avocat dans la cité » vise à vulgariser le droit à travers des consultations gratuites et des activités pédagogiques comme le procès fictif. « Il s’agit de faire sortir le droit des codes pour le rapprocher des populations et leur permettre de mieux comprendre le fonctionnement de la justice. »

Abordant la perception du coût des services juridiques, Me Loan-Messan a expliqué que « ce qui coûte cher, c’est l’incompétence et le fait d’être sans avocat. Avoir un avocat de qualité peut représenter un coût, mais cela n’a pas de prix. Les honoraires peuvent toujours être discutés en fonction des moyens du client ».

Elle a enfin invité les populations à adopter le réflexe de recourir à un avocat en cas de litige, afin de garantir une meilleure défense de leurs intérêts.

Cette activité s’inscrit dans la cinquième édition de « L’avocat dans la cité », qui comprend également des séances de sensibilisation et des consultations juridiques gratuites au profit des populations de Bondoukou.

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