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La Côte d’Ivoire a intensifié ses efforts pour éradiquer le paludisme d’ici 2030

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée ce samedi 25 avril 2026 à Anyama-Adjamé, dans la commune d’Anyama, le gouvernement ivoirien a réaffirmé son ambition d’éliminer le paludisme à l’horizon 2030. Cette cérémonie a été marquée par un appel fort à la mobilisation communautaire et à l’adoption de comportements responsables.

Prenant la parole, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a salué la forte mobilisation des acteurs du système de santé, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que des communautés locales. Selon lui, cette synergie d’actions traduit un engagement collectif indispensable pour venir à bout de cette maladie.

Placée sous le thème « Mettre fin au paludisme : maintenant, c’est possible. Agissons maintenant », l’édition 2026 marque un tournant stratégique, avec un passage d’une logique de contrôle à une véritable dynamique d’élimination.

Une maladie encore préoccupante
S’appuyant sur les données de l’Organisation mondiale de la santé, le ministre a rappelé qu’en 2024, le monde a enregistré plus de 282 millions de cas de paludisme et environ 610 000 décès, majoritairement en Afrique subsaharienne. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes demeurent les plus vulnérables.

Des progrès significatifs enregistrés
Malgré cette situation, les autorités sanitaires mettent en avant des avancées notables. Le nombre de décès liés au paludisme est passé de 1 534 en 2022 à seulement 127 en 2025. Une performance attribuée notamment à l’utilisation accrue des moustiquaires imprégnées, dont le taux d’usage est passé de 68 % en 2021 à 81 % en 2025.

Ces résultats sont également le fruit d’interventions combinées, notamment la chimioprévention saisonnière pour plus de 3 millions d’enfants chaque année, le traitement préventif chez les nourrissons, l’introduction du vaccin antipaludique depuis 2025 et le renforcement de la prise en charge des cas.

Cap sur l’élimination avec un engagement citoyen
Pour atteindre l’objectif « zéro paludisme », Pierre Dimba a insisté sur l’importance des gestes simples mais essentiels : assainissement du cadre de vie, élimination des eaux stagnantes, entretien des espaces publics et utilisation systématique des moyens de prévention.

Il a également appelé les populations d’Anyama à devenir des ambassadeurs de cette lutte, soulignant que l’engagement individuel constitue la clé du succès. « Si chaque citoyen agit, l’élimination du paludisme est possible », a-t-il affirmé.

Le soutien des partenaires internationaux
Intervenant à son tour, le représentant résident de l’OMS en Côte d’Ivoire, Lucien Manga, a salué les efforts du pays en matière de souveraineté sanitaire. Il a notamment mis en avant la capacité de la Côte d’Ivoire à honorer ses engagements financiers auprès du Fonds mondial, ainsi que les initiatives visant à améliorer les données stratégiques pour mieux orienter les interventions.

Selon lui, au-delà des intentions politiques, des actions concrètes sont visibles sur le terrain, renforçant l’efficacité de la lutte contre le paludisme et rapprochant le pays de son objectif d’élimination à l’horizon 2030.

En Côte d’Ivoire, le paludisme représente environ un tiers des consultations dans les structures sanitaires et reste la première cause de morbidité chez les enfants. En 2025, l’incidence s’élevait encore à 231 cas pour 1 000 habitants.

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