05012026Headline:

Au Tchad, le (GCAP), a annoncé qu’il prenait acte de sa dissolution prononcée par la Cour suprême

La scène politique tchadienne connaît un nouveau tournant. Les partis membres du Groupe de Concertation des Acteurs politiques (GCAP) ont indiqué prendre acte de la décision de la Cour suprême et renoncent à la marche prévue pour le 2 mai.

C’est un coup de tonnerre judiciaire qui a retenti dans le paysage politique tchadien. Par l’Arrêt n°002/CS/CA/SC/2026 du 24 avril 2026, la Cour suprême a prononcé la nullité du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), déclarant ses activités illégales sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision, rendue à quelques jours d’une mobilisation annoncée, a contraint les partis politiques membres ou alliés de cette plateforme à revoir entièrement leurs plans.

La marche du 2 mai n’aura pas lieu

Dans un communiqué signé le 30 avril 2026 à N’Djaména, treize partis politiques de l’opposition, membres du GCAP, ont annoncé l’annulation de la marche pacifique prévue pour le 2 mai 2026.

Prenant acte de la décision de la haute juridiction, ils ont appelé l’ensemble de leurs militants et sympathisants à renoncer à cette mobilisation. Une reculade que beaucoup observent avec attention, y voyant le signe d’un rapport de force encore largement favorable au pouvoir en place.

Toutefois, les signataires ont tenu à maintenir une posture politique en réaffirmant leur « entière disponibilité pour un dialogue franc et sincère » portant sur le respect des droits, des libertés fondamentales, de la justice et de l’inclusion, « afin de préserver la paix et l’unité nationale ».

Ce revirement intervient dans un contexte tendu entre le pouvoir et les partis de l’opposition. Suite à cette décision de la Cour suprême, huit membres du GCAP ont été interpellés et placés en détention préventive par le procureur. Ils sont inculpés pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes, rébellion et mouvement insurrectionnel.

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