Plus de 830 camions-citernes sont réceptionnés à Bamako, ce 1er mai, pour alimenter les stations-service. L’opération vise à maintenir l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré un contexte sécuritaire très tendu, marqué par les attaques coordonnées du 25 avril 2026.
Les autorités maliennes poursuivent les opérations d’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Selon une communication officielle, plus de 830 camions-citernes sont réceptionnés dans les parkings avant le transfert du carburant vers les stations de vente.
L’opération est conduite par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence, en collaboration avec la Police nationale. Elle vise à assurer la disponibilité du carburant pour les besoins des populations, des activités économiques et des services essentiels.
Cette arrivée de camions-citernes intervient quelques jours après les attaques coordonnées du 25 avril, qui ont visé plusieurs localités et points stratégiques du Mali. Dans ce climat sécuritaire, les autorités mettent l’accent sur la sécurisation des corridors d’approvisionnement afin de maintenir l’acheminement des produits pétroliers vers Bamako et les autres zones de consommation.
L’escorte du convoi est assurée par les Forces de Défense et de Sécurité. Elle s’inscrit dans les mesures engagées pour protéger les axes sensibles et garantir la continuité des flux logistiques, dans un pays où les hydrocarbures restent indispensables aux transports, à l’électricité, aux télécommunications, aux activités commerciales, aux mines, aux industries, à la sécurité et à la défense.
Les opérateurs économiques sont appelés à ne pas céder à la panique et à poursuivre leurs opérations d’approvisionnement. La DGCC assure, avec les services de sécurité, le suivi de la réception des camions-citernes et leur orientation vers les stations-service.
Cette opération intervient alors que le Mali a récemment décidé d’instituer un stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Adopté en Conseil des ministres le 1er avril 2026, ce dispositif prévoit une couverture de 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le Jet A1 et le gaz butane.
Le pays reste dépendant des importations de produits pétroliers. En 2024, les importations ont atteint 2 millions 665 106 mètres cubes, contre 2 millions 621 513 mètres cubes en 2023, soit une progression de 1,66 %. Pour le gaz butane, elles sont passées de 13 847 tonnes à 15 838 tonnes sur la même période, soit une hausse de 14,38 %.
Les hydrocarbures réceptionnés doivent être transférés vers les stations-service afin de répondre aux besoins de consommation. La DGCC et la Police nationale assurent le suivi de cette opération, en lien avec les opérateurs économiques concernés.
Les autorités appellent les opérateurs à poursuivre les opérations d’approvisionnement et à éviter tout mouvement de panique. Elles indiquent que les dispositifs de sécurisation des corridors restent maintenus pour permettre l’acheminement des produits pétroliers.



