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RCI: Plusieurs plaidoyers majeurs pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs ivoiriens

Réunis à la Bibliothèque nationale au Plateau, ce 1er mai 2026, des milliers de travailleurs membres de la Centrale syndicale Humanisme ont commémoré la Journée internationale du travail. Entre satisfaction des acquis et nouvelles revendications, le secrétaire général Mamadou Soro a dressé un état des lieux sans concession du monde de l’emploi en Côte d’Ivoire.

Le centre des affaires d’Abidjan a vibré ce vendredi 1e mai 2026 au rythme des revendications syndicales. Devant une foule de militants mobilisés, Mamadou Soro, leader de la Centrale Humanisme, a soulevé les préoccupations des travailleurs ivoiriens.

A cette occasion, Mamadou Soro, le secrétaire général de la Centrale syndicale Humanisme, a interpellé le gouvernement sur plusieurs points, notamment l’exclusion des techniciens et ingénieurs dans le projet de loi sur la biologie médicale, qui représente 85% du personnel de laboratoire.

Le secrétaire général de la Centrale syndicale Humanisme a réclamé une révision urgente du projet de loi sur la biologie médicale, actuellement à l’Assemblée nationale. Selon Mamadou Soro, les articles 1, 9 et 27 du texte excluent les techniciens et ingénieurs de la possibilité d’ouvrir des laboratoires.

Pour le syndicat, inclure ces experts est une nécessité pour rapprocher les prestations de santé des populations. Outre ce dossier, l’inquiétude grandit également dans le secteur de la salubrité.

Mamadou Soro a fait observer que le non-renouvellement des contrats de certaines entreprises menace non seulement l’hygiène publique avec l’apparition de tas d’ordures dans les communes, mais met aussi en péril des milliers d’emplois.

Sur le front portuaire, Humanisme réclame l’application effective de l’article 20 du décret de 2019 sur le statut des dockers. Sept ans après sa signature, la gestion tripartite (État, dockers, manutentionnaires) de la main-d’œuvre se fait toujours attendre.

Mamadou Soro n’a pas oublié les travailleurs de l’ombre. Il a plaidé pour la mise en place d’une grille salariale et d’un plan de carrière pour les employés domestiques, afin de leur garantir une protection sociale digne.

Par ailleurs, la centrale syndicale Humanisme pousse pour une accélération de la transition de l’économie informelle (qui pèse 50 % du PIB) vers le formel. Malgré ces défis, le bilan n’est pas exempt de victoires.

Le secrétaire général a salué le renforcement du dialogue social qui a permis le passage de la prime spéciale d’un tiers à deux tiers et l’amélioration de la pension de retraite pour les secteurs public et privé, ainsi que le déploiement du Régime social des travailleurs indépendants (RSTI), offrant une pension à 80 % des travailleurs de l’informel.

Isabelle Boni, conseillère technique, représentant le ministre de l’Emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle, a salué l’approche constructive de la centrale. Tout en écoutant les doléances, elle a rappelé l’importance de préserver la paix sociale.

« En criant, en faisant du bruit ou en parlant de grève, notre économie prend un coup et personne ne nous écoute », a-t-elle prévenu, privilégiant la voie de la négociation à celle de la confrontation.

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