La Côte d’Ivoire tient une promesse de décaissement de la part du Fonds monétaire international (FMI). L’annonce a été faite après une mission d’une semaine conduite par Geneviève Verdier à Abidjan. Au cours de cette mission, la délégation a rencontré les autorités locales dans le cadre de l’évaluation de l’avancement des programmes soutenus par le mécanisme élargi de crédit (MEDC), la facilité élargie de crédit (FEC) et la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Les notes sont bonnes pour la Côte d’Ivoire dans le cadre de la mise en œuvre des programmes du FMI. « Les autorités ont atteint leurs principaux objectifs économiques avec succès, notamment la résorption des déséquilibres macroéconomiques, la contribution à la reconstitution des réserves régionales, et ont progressé dans la transformation économique ; ainsi que dans la mise en œuvre de leurs réformes d’adaptation et d’atténuation pour renforcer leur résilience climatique », a indiqué l’équipe du FMI dans un communiqué final.
Sous réserve de l’achèvement des revues par le Conseil d’administration du FMI, ces accords devraient donner lieu à deux décaissements d’un montant total d’environ 843,9 millions de dollars, dont 509,5 millions de dollars au titre des accords MEDC/FEC, et 334,4 millions de dollars au titre de la FRD.
Le déficit budgétaire ramené à 3 % du PIB en 2025
Selon Geneviève Verdier, le déficit budgétaire a été ramené à 3% du PIB en 2025 « grâce à une mobilisation accrue des recettes et à une maitrise des dépenses publiques ». Ce taux reste dans les normes des critères de convergence de l’union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le FMI note également des « avancées notables dans la mise en œuvre des réformes structurelles, notamment la consolidation du compte unique du Trésor, qui contribue à améliorer la gestion de la trésorerie, ainsi que le renforcement de la gouvernance des entités publiques pour réduire les risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme ».
« L’économie ivoirienne reste résiliente »
Malgré un environnement international incertain marqué par le conflit au Moyen-Orient, l’équipe du FMI note que « l’économie ivoirienne reste résiliente » et projette la croissance économique à 6 % en 2026, contre 6,5 % en 2025. Cette baisse dans les prévisions est justifiée par le « ralentissement de la demande et des investissements dû à l’incertitude ».
En ce qui concerne l’inflation, elle est attendue à « 3,3% en 2026 contre 0,1 % en 2025 sous l’effet combiné de l’augmentation des prix internationaux du pétrole et des engrais, ainsi que des perturbations des chaînes d’approvisionnement ». La guerre au Moyen-Orient et la détérioration des termes de l’échange pourraient justifier un élargissement du déficit du compte courant à 2,2 % du PIB en 2026, contre 0,7 % en 2025.



