La Direction générale des Affaires maritimes (DGAM) a réagi avec fermeté aux accusations circulant sur les réseaux sociaux et relayées par certains médias.
Dans un communiqué publié le mercredi 6 mai 2026, l’administration a démenti les allégations concernant l’employabilité des marins ainsi que la signature des brevets et certificats d’exploitation.
Selon la DGAM, ces affirmations proviennent de personnes se réclamant du Rassemblement des associations, syndicats, mouvements et ONG de la marine marchande (RASMOMM). Or, précise l’administration, les marins concernés relèvent du secteur privé maritime et ne disposent pas du statut d’agents de l’État. En réalité, leurs activités s’exercent auprès d’armateurs et d’entreprises spécialisées dans la pêche, le commerce ou encore l’offshore.
Dans cette logique, la DGAM rappelle que leurs préoccupations sont traitées dans le cadre du dialogue social propre au secteur privé, avec l’appui de l’administration maritime. À titre d’exemple, elle cite la revalorisation du salaire de base dans la grande pêche, passé de 130 712 FCFA à 250 000 FCFA. De plus, l’Inspection du travail maritime a réglé 103 litiges en 2025, permettant le versement de plus de 770 millions FCFA de droits aux marins.
Par ailleurs, l’administration met en avant plusieurs initiatives récentes : la création d’une sous-direction dédiée au bien-être des gens de mer, le lancement des pièces d’identité maritimes biométriques, ainsi que la délivrance continue des titres. Contrairement aux rumeurs, aucune suspension n’a été constatée : depuis le 1er janvier 2026, 886 certificats et brevets ont été délivrés, dont 252 rien qu’au mois d’avril.
Enfin, la DGAM insiste sur les actions en cours pour renforcer l’employabilité des marins. Parmi elles figurent la création d’un armement national et l’opérationnalisation d’un registre international d’immatriculation des navires, inscrit au Programme d’investissement public 2026. Elle rappelle également avoir reçu le RASMOMM le 24 mars dernier afin d’examiner ses doléances. En conclusion, l’administration maritime appelle les acteurs à privilégier les cadres de concertation et réaffirme son engagement à améliorer les conditions de vie et de travail des gens de mer.



