Les réquisitions du parquet général ont repris le lundi dans le procès en appel du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy.
Près de deux mois après l’ouverture des audiences, l’ancien président français se retrouve de nouveau au cœur d’une affaire politico-financière qui pourrait sceller son avenir. À 71 ans, Nicolas Sarkozy joue à la fois sa liberté et son honneur. En effet, dix prévenus sont rejugés depuis le 16 mars dans ce dossier sensible, marqué par des soupçons de financement illégal en provenance du régime de Mouammar Kadhafi.
Lors du premier procès, le parquet avait requis une peine lourde : sept ans de prison, 300.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Les charges retenues étaient multiples, corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne électorale et association de malfaiteurs.
Finalement, l’ancien chef de l’État avait été condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Une décision assortie d’un mandat de dépôt immédiat, qui l’avait conduit derrière les barreaux pendant vingt jours avant sa remise en liberté sous contrôle judiciaire.



