05152026Headline:

L’opposant politique ivoirien Assalé Tiémoko Antoine a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire

L’opposant Assalé Tiémoko, président du mouvement Aujourd’hui demain la Côte d’Ivoire (ADCI), a été placé sous contrôle judiciaire après son audition, ce vendredi 15 mai 2026, par le juge d’instruction du 8e cabinet.

L’ancien député de Tiassalé a été inculpé pour « diffusion de fausses nouvelles, troubles à l’ordre public et émission de propositions outrageantes ».

Placé sous contrôle judiciaire
Il a été placé sous contrôle judiciaire sur instruction de la doyenne des juges d’instruction. La magistrate n’a toutefois pas ordonné son placement sous mandat de dépôt. Assalé Tiémoko est donc rentré libre à son domicile, dans l’attente de son éventuel procès, dont la date devrait être connue dans les prochains jours.

Ancien député et figure montante de l’opposition ivoirienne, Assalé Tiémoko est bien connu pour ses critiques à l’égard des tares de la société ivoirienne et du régime du président Alassane Ouattara. De sa récente rencontre avec Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien, à ses dénonciations d’un « braquage électoral » lors des dernières législatives, Tiémoko Assalé a ravivé les tensions entre l’opposition et le pouvoir.

Le 22 avril dernier, le natif de Morokro avait été entendu pendant près de seize heures à la préfecture de police d’Abidjan. À l’issue de cette audition, il avait été admis à l’Institut de cardiologie d’Abidjan à la suite d’un malaise. Une mesure de garde à vue, initialement annoncée, avait ensuite été levée, lui permettant de recouvrer sa liberté de mouvement.

Quatre infractions présumées lui avaient alors été notifiées à l’issue de son audition, parmi lesquels atteinte à l’ordre public ; diffusion de fausses nouvelles ; incitation à la révolte et discrédit porté sur les institutions
Selon ADCI, le mouvement politique dont il est le président, les faits évoqués, lors de son audition par le procureur d’Abidjan portaient exclusivement sur une interview accordée le 23 mars 2026, à un média ivoirien basé dans l’hexagone. Quatre infractions présumées lui avaient alors été notifiées à l’issue de son audition, parmi lesquels atteinte à l’ordre public ; diffusion de fausses nouvelles ; incitation à la révolte et discrédit porté sur les institutions.

Aucune inculpation ni restriction de liberté ne lui avait, par ailleurs, été notifiée à l’issue de son interrogatoire. Le 11 mai 2026, alors qu’il se préparait à quitter Abidjan pour une activité politique au Canada, le président d’ADCI avait été empêché d’embarquer, sans notification officielle.

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Le lendemain, il avait saisi le procureur de la République afin d’obtenir des éclaircissements sur sa situation judiciaire. Dans l’après-midi du même jour, une convocation lui avait été remise à la préfecture de police pour une comparaison devant le juge d’instruction fixée au 15 mai 2026.

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