05152026Headline:

Crise au PDCI – RDA: Jean-Marc Yacé, a lancé un appel vibrant à la cohésion

Jean-Marc Yacé, vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a exhorté à l’union et à la solidarité appelant l’ensemble des cadres à taire les divisions internes et à privilégier la cohésion interne en vue d’un PDCI encore plus fort sur le terrain. Le député maire de la commune de Cocody se prononçait à l’occasion d’unegrande conférence qu’il a animée récemment dans le 16e arrondissement de Paris.

C’est avec honneur responsabilité mais aussi gravité que je me tiens devant vous ce jour pour prendre la parole, dans le cadre de cette grande conférence de la Section de Paris 16ᵉ du PDCI-RDA notre grand parti, ici rassemblé. L’honneur est si grand pour moi que vous ayez porté votre choix sur mon humble personne pour parrainer cette activité qui parle de cohésion et de remobilisation aux côtés du leader de notre parti ici présent, le Président Tidjane Thiam.

Chers frères et sœurs militants,

J’entame cette intervention en parlant de Responsabilité, parce que notre parti, le PDCI-RDA, n’est pas un parti comme les autres. Il est mémoire, il est héritage, il est espérance. Je vais aussi arborer un ton de Gravité, parce que nous savons tous, ici et ailleurs, que nous traversons depuis quelque temps une zone de turbulence qui perturbe l’harmonie au sein de notre parti et nous fragilise dans notre marche.

Le thème choisi pour cette grande conférence que vous avez intitulé ‘’PDCI-RDA, le renforcement de la cohésion et de la remobilisation’’, ne s’éloigne pas de cette réalité, et nous pouvons saluer cette initiative visant à marquer parfois le coup d’arrêt indispensable pour jeter un regard sur le chemin parcouru et relancer notre marche.

Chers militantes et militantes

S’il est vrai que le PDCI-RDA a besoin de renforcer la cohésion en son sein, ceci voudrait dire que nous avons des brèches évidentes à colmater. Aujourd’hui l’heure n’est pas à un diagnostic, car il existe des instances et des mécanismes internes dans notre grande famille pour solder tous les passifs.

” Les Ivoiriens croient encore en nous”
Mais permettez-moi de le dire avec force que malgré nos faiblesses, les Ivoiriens croient encore en nous, en notre parti. Ils regardent vers le PDCI-RDA avec exigence, mais aussi avec espoir. Oui, espoir que demain sera meilleur et qu’ils referont route avec nous pour construire le bonheur que nous avons toujours promis à nos concitoyens. Cet espoir nous oblige, et c’est pour cela que nous sommes là à ce grand rassemblement que vous avez voulu pour que cela serve d’escale pour repenser notre offre politique et mieux répondre aux attentes.

Mesdames et Messieurs,

Notre parti a 80 ans aujourd’hui. C’est une fierté immense. Peu d’organisations politiques sur notre continent peuvent se prévaloir d’une telle longévité. Mais cet âge respectable n’est pas seulement un honneur : c’est une responsabilité. Car pour continuer à écrire l’histoire, nous devons être dignes de l’héritage que nous ont légué nos devanciers.

Cet héritage ne réside pas dans les divisions, ni dans les postures, ni dans les querelles d’ego. Il réside dans une arme redoutable et redoutée que nos pères fondateurs nous ont transmise : le dialogue. Ce dialogue, pilier de la démocratie, est la marque indiscutable, l’identité remarquable du PDCI-RDA.
Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons y revenir. Il nous faut y revenir pour solder tous nos passifs. Il nous faut y recourir pour nous parler. Il nous faut nous accrocher pour montrer au monde notre force : celle d’une famille qui fonde et consolide son poids sur sa diversité.

Le linge sale se lave toujours en famille. Nous devons nous retrouver, nous parler franchement, non pas pour nous opposer, pour agrandir les fossés, mais pour crever nos abcès, panser nos plaies et repartir ensemble, les mains dans les mains, en rangs serrés vers l’objectif, celui nourri par un grand parti comme le nôtre, à savoir reconquérir ce pouvoir que nous aurons perdu il y a trois décennies, sur l’autel de nos divisions fratricides.

Allons-nous continuer dans la voie qui ne nous a pas réussi hier ? Non ! Seuls les imbéciles ne changent pas, nous dit l’adage. Et comme à 80 ans, au PDCI, nous ne saurons être des imbéciles nous savons opérer le changement entre nous. Car ce qui est en jeu dépasse chacun de nous et nos simples personnes.

Ce qui est en jeu, c’est notre capacité collective à nous hisser à la hauteur des attentes du peuple ivoirien. Ce peuple qui nous observe. Ce peuple qui, malgré nos imperfections, continue de croire que le PDCI-RDA peut incarner une alternative crédible, solide et rassembleuse.

Devons-nous continuer à décevoir les attentes de ce peuple ? Je ne crois pas que répondre par l’affirmatif justifierait la tenue de cette rencontre. Alors, chers amis militants, Vaillants peuples du PDCI-RDA, Héritiers et Héritières de nos illustres président Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié, Du haut de cette tribune parisienne, je voudrais lancer un appel à tous, à toutes, appelle à un sursaut. Un sursaut de responsabilité.

Un sursaut d’humilité et d’unité
Mettons de côté les egos. Nous ne sommes rien. Nous sommes poussière et nous allons redevenir poussière. Ce que nous devons savoir, c’est quelle mission Dieu nous a donnés à chacun d’entre nous à accomplir. Chacun a une mission que Dieu nous a donnés à accomplir sur la terre. Sachons la remplir, et tirons notre révérence. Refusons les logiques des camps.
Retrouvons-nous dans un creuset commun, celui de l’intérêt supérieur du parti et de la Côte d’Ivoire.

Chers frères et chères sœurs,

Nous devons retrouver la cohésion. Nous devons présenter une image digne, forte et fière. Une image capable de mobiliser nos militants et de séduire ces millions de sympathisants qui n’attendent qu’un signal clair pour avancer avec nous vers de nouveaux horizons.

Le PDCI-RDA a encore des ressources. Le PDCI-RDA a encore une voix. Le PDCI-RDA a encore un rôle majeur à jouer. À condition que nous choisissions, ensemble, la voie du rassemblement. Il n’y a qu’ensemble que nous pourrons évoluer vers le but, dans la discipline dans la concorde en donnant du sens à nos mécanismes internes si bien pensés pour maintenir notre cohésion et éviter toutes dispersions de nos énergies.

Construire un parti-machine avec tous les cadres
Aujourd’hui, au PDCI, nous n’avons aucun souci d’ordre structurel, car nous sommes le parti le mieux structuré dont tous les nouveaux venants s’inspirent. Par contre, et je ne pourrai m’empêcher de le dire si haut si nous voulons vraiment redonner de l’attrait à notre famille, il nous faut reconnaitre et sortir des problèmes liés aux personnes. Nous devons transcender les querelles d’individu pour bâtir une équipe solide, un appareil politique fort.;

Nous pouvons être forts de façon individuelle, mais nous serons puissants lorsque nous serons unis, solidaires et ensemble
Nous devons construire un parti-machine avec tous les cadres et militants du parti sans créer des frustrations. Oui, nous devons marcher comme une machine redoutable craint et admirée sur son passage. Mais, ceci passe par notre remobilisation tous azimuts, de même que notre capacité à mobiliser au-delà de nos limites, parce que nous attirons par notre cohésion interne, socle du dynamisme que nous devons imprimer pour aller sur le marché de la conquête des électeurs pour récupérer nos positions perdues jusqu’au fauteuil que nous avons longtemps attendu.

Nous pouvons être forts de façon individuelle, mais nous serons puissants lorsque nous serons unis, solidaires et ensemble. Ceci est possible, j’y crois, vous y croyez, le président du parti ici y croit, et je ne doute pas que tous nos militants d’ici et d’ailleurs y croient, de même que tous les sympathisants, et la masse des Ivoiriens qui nous regardent et nous scrutent à la veille de toutes les échéances électorales.

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