
La Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC) a annoncé, jeudi 21 mai 2026, que 3 600 permis de conduire ont été invalidés depuis l’entrée en vigueur du permis à points en mars 2023. Les autorités indiquent également que plusieurs milliers d’usagers ont déjà perdu une partie importante de leurs points à cause des infractions routières.
Trois ans après l’entrée en application du permis à points en Côte d’Ivoire, les autorités dressent un premier bilan marqué par plusieurs milliers de sanctions. Entre invalidations de permis, pertes de points et recours des usagers, le système mis en place par l’État continue de transformer le contrôle routier dans le pays. Par ce dispositif appuyé par la vidéo-verbalisation, le gouvernement entend renforcer la sécurité routière et réduire les comportements dangereux sur les routes ivoiriennes.
Plusieurs milliers de conducteurs déjà sanctionnés depuis 2023
Le Directeur du Développement technologique et de Gestion des opérations de transports terrestres à la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC), Stéphane Tiengouan, a présenté les chiffres liés au permis à points lors de la tribune d’échange « Gouv’Space » organisée par le Centre d’information et de Communication gouvernementale (CICG). Selon lui, 3 600 conducteurs ont déjà perdu la totalité des 12 points de leur permis depuis la mise en œuvre du système le 1er mars 2023. Cette perte totale entraîne automatiquement l’invalidation du permis de conduire. « A ce jour, 3 600 permis ont été invalidés (perte des 12 points), 11 000 permis ont perdu entre 8 et 11 points ; et plus de 60 000 permis ont perdu entre 2 et 7 points », a-t-il déclaré. Ces chiffres traduisent l’ampleur des infractions routières relevées depuis l’instauration du dispositif. Les autorités expliquent que
Le permis à points fonctionne désormais en lien direct avec la vidéo-verbalisation afin de limiter les interventions humaines dans le processus de contrôle.
Dans ce système, la plaque d’immatriculation constitue l’élément central permettant d’identifier les véhicules impliqués dans des infractions. Le représentant du ministère des Transports et des Affaires maritimes a également rappelé les sanctions prévues contre les automobilistes qui circulent avec des plaques d’immatriculation dissimulées. Selon les textes en vigueur, cette pratique expose les contrevenants à une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement ainsi qu’à une amende pouvant atteindre deux millions de FCFA.
Réclamations, récupération de points et appel à la prudence
Malgré le caractère automatisé du système, les autorités assurent que les usagers disposent d’un droit de contestation en cas de désaccord avec une sanction liée à la vidéo-verbalisation. Stéphane Tiengouan a indiqué qu’en 2021, environ 8 500 réclamations avaient été enregistrées avec un taux de traitement compris entre 75 et 80 %. Les autorités précisent également que les conducteurs sanctionnés peuvent récupérer une partie de leurs points sous certaines conditions. Cette récupération peut intervenir après un stage organisé par l’Office de Sécurité Routière (OSER) ou lorsqu’aucune infraction routière n’est commise durant une période de deux années consécutives.
Au-delà des sanctions, le gouvernement affirme vouloir faire du permis à points un outil de prévention destiné à améliorer les comportements sur les routes ivoiriennes. « Il nous revient de faire en sorte d’éviter de commettre les infractions routières pour éviter que nos permis soient invalidés ou suspendus. Le faisant, nous maintenons non seulement notre droit de conduire, mais au-delà, nous protégeons notre vie et celle des autres en évitant de commettre des accidents », a conseillé Stéphane Tiengouan. À travers ce système, les autorités espèrent réduire durablement les accidents de la circulation et responsabiliser davantage les conducteurs face au respect du code de la route.



