Des responsables et universitaires italiens et marocains ont mis en avant, à Vérone, la pertinence du plan d’autonomie proposé par Rabat pour le Sahara marocain, présenté comme un cadre politique capable de soutenir la stabilité régionale dans un environnement sahélo-saharien marqué par les défis sécuritaires.
La prééminence du plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le règlement du différend autour du Sahara marocain a été soulignée, samedi à Vérone, dans le nord de l’Italie, lors d’une rencontre réunissant experts, universitaires et responsables italiens et marocains.
Organisée sous le thème «Autonomie et gouvernance régionalisée : Regards croisés sur l’expérience italienne et la perspective marocaine», cette rencontre a mis l’accent sur la dimension institutionnelle et régionale de l’initiative marocaine, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires persistants dans la région sahélo-saharienne.
Les intervenants ont estimé que le plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 constitue « le seul cadre pragmatique » susceptible de favoriser une solution politique durable, tout en consolidant la stabilité régionale. Plusieurs participants ont également établi des parallèles avec certaines expériences italiennes d’autonomie régionale.
Le sénateur italien de la région Trentin-Haut-Adige, Luigi Spagnolli, a rappelé que la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 31 octobre 2025, a consacré l’initiative marocaine d’autonomie comme base du processus politique mené sous l’égide de l’ONU.
L’élu italien a également évoqué le préambule de la Constitution marocaine, mettant en avant «l’identité plurielle» du Royaume et la diversité de ses composantes culturelles et historiques. Selon lui, cette pluralité constitue un facteur de cohésion nationale.
De son côté, le politologue italien Marco Baratto a estimé que l’autonomie sous souveraineté marocaine offre «une perspective politique durable», en reliant la dynamique institutionnelle aux investissements engagés dans les provinces du Sud. Il a comparé le plan marocain au Statut spécial accordé à la Sicile en 1946, les présentant comme «deux modèles au service de l’unité nationale et de la stabilité régionale».
Cette lecture a été prolongée par la professeure en relations internationales Yasmine El Hassnaoui, qui a considéré que le plan d’autonomie permet de concilier «unité et diversité, souveraineté et autogouvernance». L’universitaire a également insisté sur les investissements réalisés dans les provinces du Sud, notamment dans les infrastructures, les énergies renouvelables, les transports et la logistique.
La rencontre a réuni plusieurs responsables régionaux italiens ainsi que des membres de la communauté marocaine établie en Italie.



