Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a affirmé le rejet catégorique par l’Egypte de toute « militarisation de la mer Rouge ».
Le rejet égyptien de toute militarisation de la mer Rouge a été réaffirmé par le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty à l’issue d’une rencontre avec son homologue yéménite, Shaea Mohsen Al-Zindani, dimanche 24 mai, dans le cadre de la neuvième session du dialogue stratégique égypto-yéménite tenue au Caire, selon un communiqué officiel.
Le ministre a rejeté l’implication de toute partie non riveraine dans les arrangements qui concernent la mer Rouge, relevant que la gouvernance de ce couloir stratégique représente une responsabilité exclusive des États arabes et africains riverains.
Les deux parties ont souligné « la nécessité d’adopter une approche globale pour la mer Rouge, qui ne se limite pas aux aspects militaires mais intègre les dimensions économiques et de développement », souligne le communiqué.
Cette position du Caire intervient dans un contexte régional tendu, marqué par l’accord préliminaire signé en 2024 entre l’Éthiopie et le Somaliland. Ce protocole octroie à Addis-Abeba un accès commercial et militaire à la mer Rouge via la location d’une base navale pour une durée de 50 ans.
Abdelatty a insisté sur l’activation rapide des mécanismes du Conseil des États riverains de la mer Rouge et du golfe d’Aden, tout en rappelant le lancement récent par l’Egypte de l’initiative «Stream » visant à renforcer les capacités de gouvernance régionales.
Cette feuille de route globale, lancée par Le Caire en octobre 2025, offre une vision régionale pour renforcer la sécurité maritime, l’intégration économique et le développement durable des pays riverains de la mer Rouge à travers l’économie bleue.
Les discussions entre les deux parties ont également porté sur le dossier irano-américain. Le chef de la diplomatie égyptienne a exprimé son souhait de voir les efforts diplomatiques déboucher sur « un accord global prenant en compte les préoccupations de toutes les parties, afin de garantir la fin de la guerre »



