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Les autorités de l’est de la Libye ont renforcé les restrictions de circulation à la frontière avec l’Égypte

Les autorités de l’est libyen ont annoncé que le passage terrestre avec l’Égypte est désormais limité aux seuls citoyens libyens et égyptiens, après les tensions liées à un convoi humanitaire international en route vers Gaza.

Le gouvernement parallèle basé dans l’est de la Libye a annoncé un durcissement des conditions de passage à la frontière terrestre avec l’Égypte, désormais réservée exclusivement aux ressortissants des deux pays. Cette décision intervient dans un contexte de tensions autour du convoi humanitaire international « Al-Sumoud 2 », qui cherchait à rejoindre la bande de Gaza via le territoire libyen puis égyptien.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères de l’exécutif installé à Benghazi a indiqué que cette mesure reposait sur les accords bilatéraux régissant la circulation transfrontalière entre la Libye et l’Égypte. Les autorités ont également insisté sur le caractère « non négociable » du respect de la souveraineté nationale et des réglementations encadrant les déplacements à travers les frontières.

Cette annonce survient après l’interception de plusieurs membres du convoi, composé de militants et volontaires originaires de plus de onze pays. Selon le ministère, les autorités de l’est libyen ont géré l’affaire « dans le cadre de leurs responsabilités juridiques et humanitaires ».
Les personnes arrêtées recevraient « les soins nécessaires ainsi qu’un suivi médical et humanitaire », précise le communiqué.

Les médias italiens ont rapporté que dix militants, dont deux ressortissants italiens, ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’obtenir le passage du convoi vers l’Égypte. Le groupe aurait ensuite été transféré à Benghazi. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué concernant d’éventuelles poursuites ou la durée de leur détention.

Le gouvernement parallèle libyen a néanmoins réaffirmé son soutien à la cause palestinienne et aux droits du peuple palestinien. Les autorités de l’est libyen cherchent toutefois à éviter toute circulation non autorisée dans une région frontalière sensible, alors que la Libye demeure divisée entre administrations rivales et confrontée à des fragilités sécuritaires persistantes.

La frontière entre l’est libyen et l’Égypte représente un axe stratégique pour les échanges humains et commerciaux, mais également un point de surveillance sécuritaire majeur dans un environnement régional marqué par les tensions autour de la guerre à Gaza et les mouvements transfrontaliers de militants et d’organisations humanitaires.

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