À l’occasion de ses 65 ans d’existence, Amnesty International Côte d’Ivoire a organisé, en partenariat avec la Fédération ivoirienne d’athlétisme, la troisième édition du Cross des Droits Humains. Une activité sportive et citoyenne qui a réuni, ce samedi 30 mai 2026, athlètes professionnels, amateurs de sport, forces de défense et de sécurité, populations et enfants en situation de handicap.
Cette édition anniversaire s’est distinguée par son caractère résolument inclusif. Pour la première fois, des enfants vivant avec différents types de handicaps ont été pleinement associés à l’événement.
Un cross inclusif
« Cette année, Amnesty célèbre ses 65 ans à travers un cross populaire inclusif intégrant personnes handicapées, enfants autistes, forces de défense et populations. Le message clé est de mettre les droits humains au centre de nos vies », a déclaré Hervé Delmas Kokou, directeur exécutif d’Amnesty International Côte d’Ivoire.
S’il reconnaît les avancées enregistrées depuis la création du mouvement en 1961, il souligne toutefois que les défis demeurent nombreux. Selon lui, l’un des principaux obstacles à la promotion des droits humains en Côte d’Ivoire reste la non-application effective des textes existants.
L’inclusion a constitué le point fort de cette édition. Yago Marc, affectueusement appelé « Tonton Marco » par les enfants qu’il accompagne, est venu avec 45 pensionnaires de l’ONG Dignité et Droit pour les Enfants en Côte d’Ivoire ainsi que du Centre d’éveil et de stimulation des enfants handicapés de Yopougon Toit-Rouge.
« Ce sont des enfants autistes, trisomiques 21 ou souffrant d’infirmité motrice cérébrale. Ils sont souvent marginalisés, parfois victimes de stigmatisation. Amnesty a voulu nous associer et c’est une immense joie pour nous », a-t-il confié.
Pour permettre à chacun de participer selon ses capacités, des activités sportives adaptées ont été proposées. Les enfants présentant des difficultés de mobilité ont effectué des marches rythmées tandis que d’autres ont participé à de courts parcours spécialement aménagés.
Promouvoir les droits humains
Sur le plan sportif, la compétition a été dominée par l’athlète professionnel Boko Michael, vainqueur du circuit de 10 kilomètres en 33 minutes. Déjà sacré lors de l’édition précédente, il conserve son titre avec autorité. Le coureur, qui a récemment terminé troisième d’un marathon de 42 kilomètres en Corée du Sud, estime avoir évolué sans véritable concurrence cette année.
Parmi les participants, Koné Aboubakari, amateur de sport, a salué l’initiative. « Courir pour défendre les valeurs d’Amnesty est une belle motivation. La présence des athlètes professionnels m’a poussé à me surpasser et à battre mon record personnel sur 10 kilomètres », a-t-il indiqué.
À l’issue du cross, les vainqueurs des différentes catégories ont reçu trophées et récompenses. Mais au-delà des distinctions, tous les participants sont repartis avec la mission de devenir des ambassadeurs de la promotion et de la défense des droits humains au quotidien.



