L’affaire du présumé trafic international de véhicules de luxe volés en Europe continue de livrer son lot de rebondissements. Alors que les investigations se poursuivent dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, l’arrestation récente d’un chauffeur convoyeur à la frontière entre le Ghana et le Togo a permis aux enquêteurs d’obtenir de nouvelles informations susceptibles de faire évoluer le dossier.
Selon des sources proches de l’enquête, une Lexus Toyota LE 600, mise en circulation en janvier 2026 et placée sous surveillance par Interpol Belgique, aurait quitté frauduleusement le port de Cotonou au cours de la semaine dernière. Le véhicule, embarqué au port d’Anvers à destination de Ouagadougou, devait normalement transiter par le Bénin avant de rejoindre le Burkina Faso.
Un détail qui trahit le chauffeur convoyeur
Informées de la situation, les autorités compétentes auraient immédiatement déclenché des investigations afin de retracer le parcours du véhicule. Les enquêteurs se seraient notamment appuyés sur les documents administratifs relatifs à la sortie du véhicule du port de Cotonou. Ces démarches auraient permis d’identifier le chauffeur chargé du convoyage grâce aux informations personnelles qu’il aurait laissées lors des formalités de sortie, notamment son numéro de téléphone.
L’homme a finalement été interpellé à Afflao, ville frontalière située dans le sud-est du Ghana. Au cours de son audition, il aurait déclaré travailler pour un certain M.Y., surnommé « Amada », considéré par les enquêteurs comme l’un des principaux acteurs présumés de ce réseau de trafic de véhicules de luxe volés.
Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer comment ce dernier aurait pu, depuis son lieu de détention, continuer à communiquer avec des collaborateurs extérieurs ou à exercer une quelconque influence sur des opérations en cours
Cette révélation intrigue particulièrement les services d’enquête, dans la mesure où M.Y. est actuellement détenu à la prison civile de Yopougon depuis le 25 février 2026. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer comment ce dernier aurait pu, depuis son lieu de détention, continuer à communiquer avec des collaborateurs extérieurs ou à exercer une quelconque influence sur des opérations en cours.
Plusieurs interrogations demeurent sans réponse. Le réseau a-t-il continué à fonctionner malgré son incarcération ? D’autres personnes auraient-elles pris le relais ? Le suspect principal conserverait-il encore une capacité d’action depuis la prison ? Autant de questions auxquelles les investigations en cours tentent d’apporter des réponses.
L’affaire revêt une importance particulière
D’après certaines sources sécuritaires, l’affaire revêt une importance particulière en raison de son caractère transnational. Les enquêteurs s’intéressent également à l’entourage du suspect ainsi qu’aux différentes personnes qui lui rendent visite en détention. Certaines sources évoquent même des préoccupations liées à d’autres activités présumées attribuées au mis en cause, notamment dans le domaine foncier. Ces éléments restent toutefois à confirmer par les autorités compétentes.
Depuis le début de cette affaire, les enquêteurs soupçonnent l’existence d’un réseau structuré opérant entre plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Selon les informations recueillies, des véhicules volés en Europe auraient transité par le Bénin, le Nigeria et le Togo avant d’être acheminés vers la Côte d’Ivoire où ils auraient été revendus.
Les investigations portent également sur les circuits financiers qui auraient permis le développement de ces activités
Les investigations portent également sur les circuits financiers qui auraient permis le développement de ces activités. Des sources sécuritaires indiquent qu’un établissement de microfinance ferait actuellement l’objet d’une attention particulière de la part des enquêteurs afin de vérifier d’éventuels liens avec le financement des opérations suspectes.
Face à ces accusations, la défense de M.Y. rejette catégoriquement toute implication dans un réseau criminel. Dans un document transmis à la presse le 13 avril 2026, son conseil, Maître Moïse Gourihi Titiro, a dénoncé ce qu’il considère comme des allégations infondées portant atteinte à l’honneur et à la réputation de son client.
La version de l’avocat du mis en cause
L’avocat conteste formellement la présentation de M.Y. comme le cerveau présumé d’un trafic international de véhicules de luxe entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest. Il affirme que son client bénéficie de la présomption d’innocence et entend faire valoir ses droits devant les juridictions compétentes.
Alors que l’enquête se poursuit, les autorités judiciaires et sécuritaires continuent de rassembler des éléments afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui mobilise plusieurs services de police et de coopération internationale. Les prochains développements pourraient permettre de mieux comprendre l’étendue réelle de ce réseau présumé et les responsabilités de chacun des acteurs impliqués.



