L’affaire du bombardement du marché d’Abobo le 17 mars 2011 a été soulevée par le bureau du procureur lors de l’interrogatoire ce mercredi du général Firmin Detho Letho.
L’ex patron des forces terrestres comme celle concernant la marche des femmes dans la même commune lors de la crise post-électorale, a une fois de plus innocenté les ex forces de Défense et de Sécurité (FDS).
« Je le dis avec réserve parce je n’étais pas sur le terrain. Si des mortiers doivent tirer à partir du camp commando, ils n’allaient pas atteindre ses objectifs. Vu la distance qui sépare le camp du marché, il y a des immeubles qui allaient empêcher que les obus partent au-delà. Techniquement, il n’était pas possible en ce moment précis », a justifié l’ex préfet militaire à l’ouest, avant d’ajouter. « Nos éléments cherchaient à se sécuriser. »
Il a aussi fait remarquer qu’après la crise post-électorale on a jamais dit si effectivement il y avait eu des tirs à tel endroit du marché. Parce que selon lui, ils auraient faits des trous.
Concernant l’armement des éléments de la BASA qui étaient au camp commando d’Abobo,Detho Letho a souligné qu’ils n’étaient en possession du mortier 120 mm qui aurait été tiré sur le marché.
« La basa avait des canons de 60 mm et 80 mm. Le mortier de 120 mm a été réintégré en caserne sur demande du général Mangou », a-t-il souligné. Suite à cela est intervenue la pause après un huis clos partiel.
Donatien Kautcha, Abidjan
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