06072026Headline:

Abidjan: Le danger qui attend le Rhdp…

L’ex-président du groupe parlementaire de l’Udpci, Dely Mamadou

Un autre séisme va-t-il secouer le parti unifié du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) après les remous dans cette grande coalition au pouvoir consécutifs à la sortie du Pdci-Rda ? La menace n’est pas à écarter depuis l’annonce du congrès de constitutif de cette nouvelle formation politique prévu pour le 26 janvier 2019, au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

Au moment où le comité d’organisation s’attelle déjà à la mobilisation et à la réussite de ce qui s’annonce comme une fête populaire sur le plus grand stade ivoirien, des voix discordantes pourraient perturber cette harmonie. En effet, l’Union pour le démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci) de l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, Albert Toikeusse Mabri, ne semble pas partager la même vision que ses autres alliés du Rhdp unifié. Alors que les autres dirigeants du parti présidé par le président Ouattara, notamment les porte-paroles, parlent de la disparition de tous les partis affiliés à la grande coalition des Houphouëtistes dès la naissance du parti unifié le 26 janvier prochain, l’Udpci prône le son contraire. Pour le parti de Mabri, il est hors de question de parler de disparition. Dès lors que cette formation politique a déjà affichée son ambition bien connue d’aller à la conquête du pouvoir e 2020. « Je voudrais faire une précision de taille. Aucun parti ou mouvement politique ne disparaitra après le 26 janvier 2019. Par conséquent, l’Udpci ne disparaitra pas. Nous optons pour la stabilité sans jamais renoncer à notre ambition de voir notre président, Mabri, accéder à la magistrature suprême de ce pays ». Ces propos sont de Mamadou Dely, Secrétaire général adjoint de l’Udpci, dans un entretien accordé à ‘’Générations nouvelles’’, un nouveau quotidien proche du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Joint pour en savoir sur cette position, l’ex-président du groupe parlementaire Udpci, n’a pas voulu commenter ses propos. « Il faut s’en tenir à ce qui a été dit », a indiqué Dely Mamadou, qui confirme ainsi l’objection de son parti à toute idée de disparition.

Faut-il le rappeler, face à la presse, le mardi 4 décembre dernier des trois porte-paroles du parti unifié, les ministres Adjoumani (Pdci-Rda), Touré Mamadou (Rdr) et Mme Clarisse Mahi (Udpci), ces derniers ont clairement annoncé la dissolution des formations membres du Rhdp à la naissance de la nouvelle entité politique en création. «Inéluctablement au bout de ce processus, nous aurons qu’un seul parti politique qui va s’appeler le Rhdp,et ce qui veut dire de de facto que tous les partis politiques ne vont plus exister. Le RDR a fait le choix en toute responsabilité. C’est un choix guidé par l’intérêt supérieur de la nation et guidé par l’avenir de ce pays », déclarait le ministre Mamadou Touré. «Le jour on va mettre en place le Parti unifié Rhdp, je ne suis plus militant du Pdci», ajoutait le ministre Adjoumani pour qui le Pdci-Rda ne saurait plus exister pour lui en tant que militant du parti unifié Rhdp.

Voilà qui annonce quelque chose de bizarre dans la réalisation du projet du parti unifié si cher au président de la République, Alassane Ouattara, d’ici la fin du mois de janvier prochain.

F.D.BONY

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