Depuis le déclenchement de la crise migratoire à Ceuta, les arrestations se sont multipliées côté marocain. D’après l’ONG de défense des droits humains, AMDH, 111 personnes sont actuellement en détention provisoire, suite à cet afflux inédit vers l’enclave espagnole, mais aussi à Melilla, l’autre territoire européen situé sur le continent africain, 400 kilomètres plus à l’est. Aucune information officielle n’a pour l’instant été fournie sur ces cas.
C’est silence radio de la part des autorités. Les informations qui nous parviennent demandent donc à être recoupées et confirmées.
Il y a l’AMDH qui suit de près les procédures et qui est une source fiable. Elle a donné, vendredi 7 août, le chiffre de 111 personnes placées en détention provisoire pour leur implication présumée dans ces tentatives d’émigration collective et notamment des violences contre les forces de l’ordre.
Dans le détail, l’Association marocaine des droits humains précise que 51 personnes ont été arrêtées à Tétouan, une grande ville du nord du Maroc située à 45 kilomètres au sud de Ceuta. À Nador, la ville marocaine près de Melilla, 52 autres personnes ont été interpellées.
Le média espagnol 3CatInfo parle même déjà de condamnations. Onze personnes auraient écopé de peines allant jusqu’à six mois de prison ferme. Deux condamnations pour avoir incité à commettre des actes criminels. Neuf condamnations à Tétouan pour avoir facilité les départs clandestins.
Selon le média marocain Hiba Press, cinq chauffeurs de taxi sont concernés. Leur syndicat national dénonce des « jugements sévères ».
L’AMDH critique un traitement purement sécuritaire et judiciaire de la question migratoire.



