05142026Headline:

Après une envolée spectaculaire en début d’année, le cacao poursuit sa chute


Selon les données de Sika Finance, les cours se sont établis le mercredi autour de 6 000 dollars la tonne, soit environ 3,6 millions FCFA, leur plus bas niveau depuis deux ans. Ainsi, Les prix du cacao chutent.

Il y a encore quelques mois, le cacao s’échangeait à près de 12 000 dollars la tonne, soit plus de 7,1 millions FCFA, fin janvier 2025.

Un nouveau pic, à près de 11 000 dollars (6,5 millions FCFA), avait même été atteint le 19 mai dernier.

Sur un an, le marché a connu une volatilité extrême.

En décembre 2024, les prix avaient effleuré 13 000 dollars la tonne, soit environ 7,7 millions FCFA, dans un contexte de pénurie mondiale et de tensions sur l’offre.

Une correction portée par la spéculation
Depuis fin juillet, les prix évoluent dans une dynamique baissière.

Cette correction est alimentée par les positions spéculatives de grands fonds d’investissement.

Selon Zonebourse, citant Citi et Société Générale, les gestionnaires de fonds sont désormais en position nette vendeuse.

Ceci, avec un volume de ventes à découvert inédit depuis août 2022.

Autrement dit, de nombreux investisseurs parient sur une poursuite de la baisse.

Une offre toujours fragile en Afrique de l’Ouest
Pourtant, les fondamentaux du marché restent fragiles.

Entre janvier et avril 2024, le cacao était passé de 4 000 à plus de 10 000 dollars la tonne (de 2,4 à 6 millions FCFA).

La raison ? Pourquoi les prix du cacao chutent ? Une offre limitée en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire et au Ghana.

Les causes sont connues : mauvaises conditions climatiques, vergers vieillissants et propagation du virus du swollen shoot.

Ces difficultés persistent, rendant peu probable une stabilisation rapide des cours.

Pas de répit à court terme
Ainsi, même si les prix se replient, la pénurie structurelle n’est pas résolue.

Les observateurs jugent prématuré d’anticiper une baisse durable.

Le marché reste volatile, tiraillé entre facteurs spéculatifs et réalités agricoles

Dans ce contexte, le cacao demeure un produit à risque élevé, mais aussi un baromètre de la santé économique de la région.

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