
La marche priante décidée par l’Eglise catholique défraie la chronique depuis plusieurs jours. De fait plusieurs personnes s’opposent à celle-ci. Ainsi le maire de Vavoua, Bonaventure Kalou s’invite dans le débat en traitant de « dictateurs du dimanche » les opposants à la marche pacifique.
« Comment une simple marche pacifique pour des raisons nobles peut faire pousser des crises d’urticaire à des gens ? C’est en cela que l’école devrait être obligatoire, dites à ces dictateurs du dimanche que marcher pour exprimer une opinion est un droit constitutionnel », a écrit Bonaventure Kalou sur page Facebook ce dimanche 26 janvier 2020.
De fait, l’objectif majeur de ce rassemblement est de réaffirmer l’importance de vivre dans un environnement stable, prôner la paix entre les jeunes, montrer la nécessité de vivre dans la fraternité et la cohésion, sensibiliser la jeunesse diocésaine catholique et partant, la jeunesse nationale sur la non-violence pendant la période électorale selon le Père Augustin Obrou.
OPPOSITION DE MAMADOU DELY
Cependant, des cadres du parti du Président Alassane Ouattara sont contre la marche de l’Eglise catholique. « A partir du moment où tous les partis politiques de l’opposition s’accaparent cette initiative, l’église devait comprendre que la situation devient inquiétante », a fait savoir Mamadou Dely, ancien député de Biankouma.
« Pour ma part, je souhaite que le gouvernement n’autorise pas cette marche », a-t-il marqué son opposition à l’initiative de l’Eglise catholique. Cette sortie de l’ancien footballeur de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire reconverti en homme politique, sonne comme une exaspération d’une partie des populations contre les agissements des dirigeants du pays. A quelques mois de la présidentielle de 2020, la situation sociopolitique du pays est devenue très tendue. Les politiques gagneraient à mettre de l’eau dans leur vin afin d’éviter une autre crise à la Côte d’Ivoire.


