En Côte d’Ivoire, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de San Pedro a démantelé un réseau de vol de sacs de cacao. L’opération a été déclenchée à la suite d’une plainte portant sur la disparition de 757 sacs de fèves de cacao dans les entrepôts d’une entreprise de la place.
Coup de filet de la police après la disparition sans traces de 757 sacs de fèves de cacao. La victime n’a rien constaté au moment du forfait. Les auteurs du vol se sont arrangés pour ne laisser aucune trace, les sacs se volatilisaient sans bruit. C’est bien après que le pot aux roses a été découvert.
L’enquête menée par la Brigade de recherche et d’intervention de San Pedro a conduit sur la piste des suspects. Les enquêteurs ont compris qu’il y avait des complicités au sein de l’équipe de la victime. Des employés, notamment des vigiles, auraient été de connivence avec les présumés voleurs.
Ayant une maîtrise parfaite des lieux, ces vigiles servent de guide en fournissant des informations stratégiques sur les horaires, les accès. Ainsi, sans être des habitués des lieux auparavant, les visiteurs indésirables connaissaient dans les moindres détails le fonctionnement des entrepôts et tous les codes de sécurité.
Une partie du butin découverte
Pendant l’enquête, une découverte a conforté les soupçons. À une dizaine de kilomètres de San Pedro, vers Soubré, des sacs de fèves de cacao ont été découverts dans une cachette, à ciel ouvert à Grand Gabo. Même si tous les 757 sacs n’ont pas été retrouvés, la police a mis la main sur une bonne partie. L’entreprise a donc pu récupérer cette partie et justice lui sera certainement rendue, les suspects étant déjà dans les mains de la justice.
Les cinq personnes interpellées
Toutes les personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête sont des travailleurs au sein de l’entreprise victime. Il s’agit de Z. B. Moreno (vigile) ; T. R. (vigile) ; F. A. (cariste) ; K. W. (balayeur) ; B. T. (manœuvre). Leurs âges varient de 35 à 47 ans. La police poursuivit l’enquête afin de mettre fin à la cavale des autres suspects. En attendant, les premières personnes arrêtées sont confiées à la justice.



