Le Procureur de la République, Adou Richard Christophe, a indiqué, le jeudi 29 janvier 2015, à Cocody, que ceux qui enlèvent les enfants et qui les assassinent pouvaient être poursuivis par la Cour pénale internationale (Cpi) parce qu’il s’agit d’un crime contre l’humanité.
Et ce praticien du Droit a raison. De fait, l’Article 7 du statut de Rome stipule qu’ « Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque: a) Meurtre ; b) Extermination; c) Réduction en esclavage; d) Déportation ou transfert forcé de population; e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international; f) Torture; g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable;… ». Il en découle donc que tous ceux qui battent mortellement les suspects (toute personne est innocente jusqu’à la décision de la dernière juridiction) ne seront pas épargnés par les poursuites devant la Cpi. Il en est de même pour ces personnes qui, pour régler les comptes, crient au ravisseur d’enfant pour voir leur funeste dessein s’accomplir : l’exécution sommaire.
C’est vrai que d’un côté, ils auront assouvi leur désir mais de l’autre, ils auront contribué à se faire attirer la foudre de la Cpi. Surtout que le procureur de cette cour peut engager des poursuites motu proprio (de sa propre initiative). Il conviendrait donc d’éviter d’enlever des enfants et de les tuer, de ne pas être à l’origine de folles rumeurs qui pourrait desservir la population…Rappelons que le Statut de la Cour pénale internationale a été élaboré, le 17 juillet 1998. La Côte d’Ivoire a déposé son instrument de ratification, le 15 février 2013. Les peines, à la Cpi sont lourdes et les enquêtes mettent du temps.
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