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Côte d’Ivoire: Le président de la JPDCI scolaire et universitaire “enlévé”, est introuvable

Henri Joël N’Dri Kouadio, membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) et proche de Tidjane Thiam, a été arrêté et serait détenu dans un lieu tenu secret, selon des sources proches du parti.

Côte d'Ivoire : « Que les prétendants candidats s'inscrivent dans le  respect du jeu démocratique » (président de la JPDCI estudiantine et  scolaire) - AFRIK SOIR

Le président de la JPDCI scolaire et universitaire, d’après nos informations, a été interpellé le mercredi 2 juillet 2025, en pleine rue, en fin d’après-midi, par des individus non identifiés.

Des motifs encore méconnus

Pour l’heure, aucun élément concret n’a été communiqué sur les circonstances ou les motifs de son arrestation. Toutefois, dans un communiqué publié le 2 juillet par le secrétariat général de la jeunesse estudiantine et scolaire du PDCI-RDA, il est indiqué que des démarches sont en cours pour obtenir « davantage de précisions ».

Nous invitons l’ensemble de la jeunesse estudiantine et scolaire, ainsi que tous les militants, à garder leur sang-froid, à éviter toute réaction précipitée et à faire confiance à la justice de notre pays
Le document appelle notamment au calme l’ensemble des militants et sympathisants du parti. « Nous invitons l’ensemble de la jeunesse estudiantine et scolaire, ainsi que tous les militants, à garder leur sang-froid, à éviter toute réaction précipitée et à faire confiance à la justice de notre pays. »

Cette arrestation intervient trois semaines après l’interpellation suivie du placement sous mandat de dépôt d’Innocent Yao, président de la Jeunesse rurale du PDCI-RDA, l’un des fers de lance de la mobilisation de la jeunesse du parti en cette période de tensions préélectorales.

Plusieurs arrestations
L’opposition dénonce de façon récurrente l’interpellation de certains de ces leaders, s’insurgeant contre une volonté de « musellement » en cette période électorale. Plusieurs responsables de l’opposition, notamment du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), sont en détention depuis quelque mois.

En fin d’année 2024, Charles Rodel Dosso, ancien ministre et proche de Laurent Gbagbo, a été interpellé nuitamment et placé en détention après avoir pris part à une marche de protestation contre la cherté de la vie. En février dernier, Damana Pickass et Justin Koua, deux figures du parti de Gbagbo, ont été condamnés à dix ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État ».

Ils n’ont cependant pas été incarcérés, en l’absence d’un mandat de dépôt. À environ quatre mois du scrutin présidentiel, des divergences profondes opposent le pouvoir et l’opposition sur des questions essentielles liées à la transparence et à l’inclusivité du processus électoral. Plusieurs figures majeures de l’opposition ont été disqualifiées avant même l’ouverture du dépôt des candidatures, en raison de décisions judiciaires à leur encontre.

Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et, plus récemment, Tidjane Thiam ont tous été radiés de la liste électorale, les rendant, de fait, inéligibles au scrutin, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur. L’opposition dénonce une « instrumentalisation de la justice » à des fins politiques, accusant le pouvoir de verrouiller le processus électoral.

Du côté du pouvoir, ces accusations sont fermement rejetées. L’opposition est plutôt invitée à se préparer pour le scrutin en désignant des candidats éligibles. Alassane Ouattara, désigné pour porter les couleurs du RHDP, n’a pas encore annoncé officiellement s’il briguera ou non un quatrième mandat présidentiel.

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