La semaine dernière a été à n’en point douter l’une des plus prolifiques en braquage et autres attaques à l’armes lourdes dans la capitale économique-Abidjan-.
Officiellement, l’on a dénombré une attaque au dépôt de la SOTRA à Port-Bouet, et deux autres à Marcory, qui se sont toutes soldées par la perte de millions de F CFA, même si à Abobo Baoulé des braqueurs ont pu être neutralisés par la police.
Toutefois, un autre constat est que ces agressions se sont déportées en fin de semaine aussi à l’intérieur du pays, notamment à Daloa et à Guiglo, comme rapporté par KOACI.
La physionomie de ces mouvements armés semble être planifiée à dessein par les commanditaires.
En effet, traqués à Abidjan et ses zones périphériques par les forces de l’ordre, se rabattent sur les villes de l’intérieur particulièrement à Guiglo (ouest), une zone sujette à un conflit intercommunautaire entre Guéré et Baoulé pour une affaire de forêt classée.
Ils ont ainsi profité du fait que les forces de l’ordre soient occupées à s’interposer entre ces deux belligérants pour frapper ailleurs, précisément sur un opérateur économique, vendredi dernier.
Ces deux attaques attestent bel et bien que les édifices financiers, les coopératives, hommes d’affaires de l’intérieur du pays ne sont pas aussi épargnés à l’instar de leurs homologues d’Abidjan.
C’est maintenant le lieu de rappeler aux autorités sécuritaires à plus de vigilance avec l’opération Epervier 3.
Casimir Boh, Abidjan



