09282021Headline:

CPI: L’accusation a souhaité que l’ex chef d’Etat ivoirien soit maintenu en détention.

Me Altit jeudi à la CPI 

 Jeudi 13 Décembre 2018 –Comme annoncé, le procès  pour la libération provisoire ou conditionnelle de Laurent gabbro, s’est ouvert ce jeudi à la Cour Pénale Internationale (CPI).

L’accusation a souhaité que l’ex chef d’Etat ivoirien soit maintenu en détention. Elle a avancé comme arguments, sa popularité, et l’aile dure du Front Populaire Ivoirien (FPI) via un réseau criminels qui pourrait vouloir reprendre le pouvoir par la force, ou l’aider à prendre la fuite.

Des arguments démontés par la défense du détenu. Me Emmanuel Altit  a fait observer que, en quoi l’appel à la libération de son client par des citoyens prouverait l’existence d’un réseau criminel.

« Quel est le rapport ? Il n’y a pas de preuve de l’accusation qui prouverait l’existence d’un réseau constitué de criminels », a-t-il indiqué aux trois juges de la chambre avant de poursuivre « La réalité, c’est que ceux qui soutiennent Laurent Gbagbo sont nombreux en Côte d’Ivoire, en Afrique et partout dans le monde. L’accusation veut maintenir Laurent Gbagbo  en détention parce qu’il est populaire. Ce n’est pas du droit ».

Evoquant le cas des « Gbagbo ou rien » soulevé par le bureau du procureur, Me Altit a relevé que ces derniers étaient issus d’un parti politique légalement constitué. Il a cité en exemple feu Aboudrahamane Sangaré souvent indexé par l’accusation.

Il est revenu sur les hommages que lui ont rendus Guillaume Soro et le ministre Bandama Maurice Kouakou au nom du RHDP, lors de ses obsèques. Pour ce dernier, la vision de l’accusation est propre à elle.

« Le procureur prend une position politique », a-t-déploré, et d’interroger. « Pourquoi l’accusation crée –t-elle une autre réalité pour maintenir Laurent Gbagbo en détention ? »

L’audience a été suspendue par le juge Cuno Tarfusser pour reprendre dans les heures qui suivent…

Donatien Kautcha

koaci.com

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