
L’ex premier ministre togolais, Joseph Koffigoh, co-initiateur de la signature de la pétition internationale pour la libération de Laurent Gbagbo a bien voulu se livrer aux questions du confrère le temps, sur la libération de l’ex président et de son poulain Charles Blé Goudé.
Dans cet entretien, livré par le confrère proche du Front populaire ivoirien (FPI), dans sa parution de ce jeudi 27 décembre 2018, M. Koffigoh a présenté des signes porteurs d’espoirs, qui annoncent selon lui, la libération très prochaine de ces deux ivoiriens, en procès devant la Cour pénale internationale (CPI). « Gardons la foi, bientôt nous allons ensemble fêter la libération du père de la démocratie ivoirienne, Laurent Gbagbo, devenu le héros de tout un continent qu’on pourra un jour inscrire au panthéon, pour la postérité », a-t-il indiqué.
A l’en croire, malgré tout le temps concédé par les juges de cette juridiction internationale, la procureure Fatou Bensouda et son équipe ont été incapables de rassembler des éléments de preuves pouvant justifier la condamnation de l’ancien président ivoirien et son dernier ministre en charge de la jeunesse.
M. Koffigoh juge donc légitime, l’éclatement de joie dans les rues d’Abidjan et des capitales africaines ainsi qu’européennes, après qu’une folle rumeur a accordé la libération provisoire à ces deux détenus le vendredi 14 décembre dernier. A l’écouter, cette réaction serait une preuve supplémentaire de l’innocence de Gbagbo et de Blé Goudé. Pour lui, cela témoigne également du fait que la côte de popularité de ces deux figures de la vie politique ivoirienne n’a été aucunement affecté, malgré la longueur de leur détention et la gravité des charges qui pèsent contre eux. Laurent Gbagbo et son poulain faut-il le rappeler sont tous deux accusés de crime contre l’humanité devant la CPI, à la suite de la violente crise qu’a connue la Côte d’Ivoire entre 2010 et 2011.
Autre sujet de l’actualité ivoirienne abordé par ce juriste de formation, c’est la détention continue des prisonniers militaires. Selon lui, ces derniers auraient dû, au même titre que les civils, bénéficier de la décision d’amnistie prise par le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, le 06 août dernier. « Les militaires devaient d’ailleurs être les premiers à sortir des geôles par mesures d’apaisement », dit-il. Pour autant, l’ancien premier ministre togolais ne désespère pas. « Nous pensons qu’il n’est pas encore tard et j’espère que les autorités du pays reviendront sur cette mesure pour que l’apaisement puisse revenir », martèle-t-il, avant de souhaiter que cette libération des détenus militaires, coïncide avec celle de l’ancien chef d’Etat ivoirien. « On va considérer cela comme un vrai cadeau de nouvel an »
Jean Kelly Kouassi
abidjan.net


