05142026Headline:

Des associations et ex opposants disent se mettre au-dessus de la grande mêlée pour ADO

La nouvelle alliance politique du mouvement associatif et d’ex-opposants se meut au nom de la stabilité et la paix retrouvée sous Alassane Ouattara. Le 7 octobre 2025, plusieurs membres de partis d’opposition et associations se sont retrouvés au siège de la campagne du président Alassane Ouattara pour officialiser leur soutien à sa candidature à la présidentielle. Selon les nouvelles recrues, « c’est la démonstration des Ivoiriens rassemblés » pour faire gagner « notre champion dans l’intérêt de notre pays ».

Ce soutien est motivé par la conviction que la Côte d’Ivoire a besoin d’une continuité stable. « Depuis près de quinze ans, la Côte d’Ivoire est dirigée par un homme crédible, sérieux, qui pense aux Ivoiriens », a précisé le porte-parole. Cette coalition se résout à dépasser les clivages habituels, en confirmant que la candidature d’Alassane Ouattara est porteuse d’unité nationale. Il ne s’agit pas seulement du RHDP, le parti au pouvoir, mais d’un rassemblement plus large, démontrant une volonté d’inclusion.

Une stratégie de proximité au service de l’unité

« Le président Alassane Ouattara transcende. Il est pour tous les Ivoiriens », a affirmé le porte-parole du groupe. La méthode retenue privilégie le contact direct, « dans chaque cour, chaque famille, chaque village, chaque ville », afin de sensibiliser la population sur les acquis du régime et créer une dynamique de soutien concrète. Un volet fondamental de cette mobilisation est l’appel à la paix. « Il faut amener la jeunesse et les Ivoiriens à quitter la voie de la violence. La Côte d’Ivoire est en marche, le développement est engagé depuis quinze ans. Nous ne devons pas rester dans un cycle de violence », a-t-il rappelé.

La campagne mise sur le porte-à-porte et le corps-à-corps pour rassembler « près d’un million d’Ivoiriens non militants du RHDP », issus notamment des partis et associations de gauche. Pour l’orateur, la victoire d’ADO doit être « celle des Ivoiriens, pour un pays en paix », afin de représenter un symbole d’unité nationale. Sur la question sensible du mandat présidentiel, l’intervenant a fermement rejeté l’idée d’un « quatrième mandat » pour Alassane Ouattara.

« Ce dernier mandat est un mandat du merci. Ce n’est pas un quatrième mandat, mais un deuxième mandat dans la Troisième République », a-t-il expliqué. Il a décrit le président comme « un homme providentiel » qui a apporté paix, sécurité, croissance économique, ainsi que des infrastructures essentielles, notamment des écoles et des routes. Face aux accusations qualifiant les soutiens du président de « vendus » ou de « manger au restaurant », il assume avec fierté : « Nous sommes fiers d’être des vendus s’il s’agit de paix, de stabilité et de développement. Être au restaurant pour que nos enfants aillent à l’école, pour que les fonctionnaires travaillent, c’est notre fierté. »

Un dialogue permanent avec le mouvement associatif

Le même jour, une concertation plus élargie s’est tenue avec les responsables du mouvement associatif, organisée par le directeur de campagne centrale en charge de la jeunesse, Mamadou Touré. L’objectif de cette rencontre était d’échanger sur le bilan du président et de fournir aux responsables associatifs des éléments de réponses pour les discussions dans les quartiers, les marchés, et ailleurs. « C’est dans la vie courante que les débats se tiennent », a-t-il souligné avant de renchérir : « il faut être bien préparés face aux interrogations et critiques ». Le ministre Mamadou Touré a rappelé que le président a accepté de se présenter à la candidature, en partie poussé par l’appel des jeunes, des femmes, et de nombreux citoyens « anonymes », qu’il reçoit par différents moyens. Il n’a pas lésiné sur la parole donnée, considérée comme un engagement solennel, au-delà des intérêts personnels. Pour lui, ce mandat est rendu nécessaire par la situation sécuritaire et monétaire du pays.

Sécurité et développement économique, les piliers de la continuité

Dans son allocution, le ministre a tablé sur le lien entre paix, sécurité et développement économique. « Il n’y a pas de développement sans paix, sans sécurité », rappelle-t-il, citant l’exemple des crises régionales limitant la circulation des biens, comme le blocus actuel entre Sikasso (Mali) et Bamako, qui complique l’approvisionnement en carburant. À titre comparatif, il note qu’au début du mandat d’Alassane Ouattara en 2011, l’économie ivoirienne était en récession (-6%). Depuis, la croissance cumulée est de l’ordre de 12,5% grâce aux efforts de redressement. Sur le plan sécuritaire, l’indice de risque avait atteint des sommets (près de 7 sur 10), contre une note actuelle proche de 1,2, attirant ainsi les investisseurs. Cette amélioration de la sécurité a provoqué un afflux d’investisseurs, mais aussi une tension sur le logement, provoquée par la demande accrue. Le ministre a reconnu ces effets secondaires comme un signe de dynamisme économique et a rappelé les mesures prises pour en atténuer les conséq

La jeunesse au cœur des initiatives gouvernementales

L’emploi des jeunes demeure une question primordiale. Le ministère de la Promotion de la Jeunesse a développé des programmes importants : plus de 1,4 million d’emplois formels créés depuis 2011, plus de 40 000 projets financés pour les jeunes, ainsi que des milliers de formations et stages. Une agence dédiée à l’emploi des jeunes a été mise en place pour accompagner les initiatives entrepreneuriales, encourager les formations, les stages, et faciliter l’accès à l’emploi. Des dispositifs de travaux à haute intensité de main-d’œuvre permettent aussi à des dizaines de milliers de jeunes d’être engagés chaque année.

Enfin, un programme spécifique cible les régions frontalières du nord, notamment six régions exposées à l’insécurité liée aux violences extérieures. Plus de 69 000 personnes bénéficient déjà d’aides et de projets visant à renforcer leur résilience face aux risques. Cette vaste mobilisation, fondée sur la paix, la sécurité et le développement économique, prouve la confiance placée dans la candidature d’Alassane Ouattara. Elle dynamise l’unité nationale, où le mouvement associatif joue un rôle essentiel en appui à la campagne de terrain.

What Next?

Recent Articles