05052026Headline:

Exclusion de Tidjane Thiam: Ce que l’ONU demande au gouvernement ivoirien

Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’inéligibilité de Tidjane Thiam. Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a, dans une correspondance officielle datée du 29 juillet 2025, exhorté l’État ivoirien à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre au président du PDCI-RDA d’exercer ses droits politiques, notamment en vue de l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Les explications de Me Mathias Chichportich
Cette décision fait suite à une requête présentée par l’ancien directeur général du Crédit Suisse, après sa radiation de la liste électorale ivoirienne. Selon son avocat, Me Mathias Chichportich, qui interprète cette note du Comité des droits de l’homme de l’ONU, explique que ce courrier enjoint au gouvernement ivoirien de permettre au président Tidjane Thiam de concourir à l’élection présidentielle de 2025.

À l’issue de l’analyse de notre requête, et après avoir examiné les arguments présentés par la Côte d’Ivoire, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies nous informe aujourd’hui avoir invité l’État à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que M. Cheick Tidjane Thiam pourra exercer ses droits politiques en vertu de l’article 25 du Pacte.
« À l’issue de l’analyse de notre requête, et après avoir examiné les arguments présentés par la Côte d’Ivoire, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies nous informe aujourd’hui avoir invité l’État à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que M. Cheick Tidjane Thiam pourra exercer ses droits politiques en vertu de l’article 25 du Pacte », indique l’avocat. Selon lui, cet article garantit, entre autres, le droit de voter, d’être élu et d’accéder aux fonctions publiques de son pays dans des conditions d’égalité.

« Il s’agit d’une décision émanant d’un organe indépendant de la plus haute instance internationale en matière de droits humains. Le gouvernement ivoirien est désormais face à ses responsabilités. Il en va de sa crédibilité sur la scène internationale », affirme Me Chichportich.

Pour rappel, Tidjane Thiam avait été radié du fichier électoral à la suite d’une décision judiciaire rendue en Côte d’Ivoire. La magistrate en charge du dossier avait estimé que l’homme politique avait perdu sa nationalité ivoirienne au moment de son inscription sur les listes en 2022, une position vivement contestée par le principal intéressé. Jugeant cette décision « injuste et illégale », le président du PDCI avait saisi le Comité onusien des droits de l’homme le 5 juin dernier.

Le communiqué du Comité, consulté par AbidjanTV.net, précise n’avoir pas encore statué sur le fond de l’affaire ni sur la recevabilité complète de la requête. Toutefois, en vertu de la règle 94 de son règlement, le Comité appelle l’État ivoirien à garantir l’exercice effectif des droits politiques de Tidjane Thiam, tant que le dossier est en cours d’examen. L’État ivoirien a jusqu’au 8 janvier 2026 pour transmettre ses observations officielles.

What Next?

Related Articles