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FPI: La guéguerre pour le contrôle du parti s’est déportée au palais de justice. Ce qui s’est passé entre Affi et Sangaré

affi et sangaré

La dernière étape du procès en assises de Simone Gbagbo et de 82 co-accusés de crimes post-électoraux a été l’occasion pour certains pontes du Front populaire ivoirien (FPI) de régler leurs comptes

La guéguerre pour le contrôle du parti de Laurent Gbagbo s’est déportée au palais de justice où se tenait ce lundi 9 mars 2015, l’audience de délibération du procès en assises de Simone Gbagbo et de 82 co-accusés de crimes postélectoraux.
Arrivé alors que tous ses co-accusés étaient présents, Affi N’Guessan a fait un détour pour s’asseoir évitant de saluer le désormais nouveau patron du FPI, Aboudramane Sangaré.
Comme pour dire qu’il est toujours à la barre, Affi N’Guessan qui donnait son « dernier mot » avant le verdict de la cour d’assises, s’est présenté comme le seul maître à bord du navire frontiste. Il a par ailleurs estimé que pour que ce procès puisse donner de la poigne au processus de réconciliation dans lequel, il est engagé avec le gouvernement, la dernière parole qui ramènera la Côte d’Ivoire sur le chemin de la réconciliation est celle que le juge prononcera à l’issue de ce procès.
« On ne peut pas avoir de solutions juridiques à un problème juridique (…) on ne peut pas considérer Affi N’Guessan en tant que président du FPI comme criminel, car c’est condamner le processus et le dialogue politique ».

Aboudramanne Sangaré quant à lui ne s’est pas fait prié pour voler dans les plumes d’Affi en rappelant qu’il ne peut y avoir de réconciliation et de dialogue social sans Laurent Gbagbo.
« J’ai de la peine de parler de certaines choses, quand je vois Simone Gbagbo assise ici. Oh, on a parlé de réconciliation, mais je pense que le meilleur avocat de Laurent Gbagbo, c’est Gbagbo lui-même. Il est le chainon maquant de la réconciliation, a-t-il indiqué demandant au juge de tout faire pour que Laurent Gbagbo soit sorti de la Haye pour le bonheur des ivoiriens.

Les 83 pro-Gbagbo ont dit remettre leur sort dans les bras de la cour d’assises pour l’éclatement de la vérité

Elvire Yao

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