
Un des problèmes principaux dans le secteur de la santé publique grecque, c’est la difficulté à assurer la continuité des soins, dont les personnes âgées ont pourtant particulièrement besoin. À l’image de Vassiliki, abritée dans un foyer athénien de Médecins du Monde, qui souffre notamment d’importants problèmes respiratoires.
« Depuis 2010, dans les hôpitaux grecs, dit-elle, la situation se détériore et la qualité des services de soins diminue. Comme vous le savez, beaucoup de personnels médicaux sont partis à l’étranger : en France, en Angleterre… »
« Deux à trois fois le nombre d’heures de base »
« Les salaires ont baissé et les hôpitaux n’embauchent pas alors qu’ils manquent de personnel, poursuit Vassiliki. Résultat, les docteurs et les infirmières en place effectuent deux à trois fois le nombre d’heures de base avec des salaires extrêmement bas. Comment peuvent-ils bien travailler dans ces conditions ? ».
À l’heure des législatives, les conservateurs de Nouvelle Démocratie, actuellement au pouvoir, indiquent vouloir créer 10 000 postes de personnels médicaux. Syriza, principal parti d’opposition, veut lui augmenter les salaires des médecins. Il y a en tout cas unanimité : en Grèce, le système de santé public doit être réformé.


