« Intégrer l’accréditation dans les politiques de développement ; harmoniser les référentiels de qualité au niveau régional ; créer des fonds nationaux pour le financement de la qualité ; développer des feuilles de route nationales d’accréditation ; intégrer l’accréditation dans la stratégie de gouvernance et de la performance ; faire de l’accréditation une priorité nationale et renforcer les mécanismes régionaux de reconnaissance mutuelle…. ». Telles sont les recommandations des travaux du Forum international sur le management de la qualité, l’accréditation et les mécanismes de financement dans les secteurs de la santé, de l’environnement et de l’éducation (Imqa), tenu les 10 et 11 juin 2026 à Abidjan.
C’était à l’occasion de la célébration du 20e anniversaire du Centre régional d’évaluation en éducation, environnement, santé et d’accréditation en Afrique (Cresac) couplé à la journée mondiale de l’accréditation. Intervenant à la cérémonie de clôture, le jeudi 11 juin 2026, au ministère des Affaires étrangères à Abidjan-Plateau, le Pr Soro, directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a souligné que sa hiérarchie est convaincue de l’importance du Cresac et a décidé de porter ces recommandations au plus haut niveau.
Portant la voix du ministre de la Santé, Pierre Dimba, qui a jugé les résultats encourageants après 20 ans d’exercice, « C’est de faire en sorte que le Cresac devienne un instrument d’intégration… de développement régional, tel que souhaité par le Pr Sess Daniel avec tous les pionniers et les acteurs du Cresac » a-t-il laissé entendre. Puis d’ajouter que, le Cresac est un outil d’utilité publique parce qu’il vient régler la question de l’évaluation et de l’accréditation, et permet aux structures de délivrer des services de qualité. Raison pour laquelle il a demandé à toute l’assemblée d’ovationner les pionniers, les experts…qui ont su conjuguer leurs efforts intellectuels pour la création de cet outil.
Mieux, ces personnalités sont allées vers des chefs d’État gabonais, sénégalais, camerounais, béninois et ivoiriens afin d’asseoir une base solide. « Faisant du Cresac aujourd’hui un instrument, une force qui doit pouvoir guider toutes nos structures et les amener à la qualité si nous savons l’utiliser » a-t-il déclaré. Dans la même veine, le Pr Ly Ramata, présidente du comité scientifique, ambassadrice et déléguée permanente de la Côte d’Ivoire auprès de l’Unesco, a soutenu que le Cresac est un levier essentiel de développement durable dans les sociétés.
Faisant l’historique de la structure créé le 27 avril 2005 à Abidjan, le professeur Essiagne Daniel Sesse, secrétaire exécutif du Cresac, a rappelé que la création du centre répondait à plusieurs enjeux stratégiques majeurs auxquels les États africains et leurs institutions sont confrontés. Elle est née d’une vision commune portée par plusieurs pays africains, vise l’excellence et le développement durable en Afrique



