Les États-Unis ont appelé les autorités libyennes à adopter un budget unifié pour 2026, mettant en avant la nécessité de renforcer la stabilité financière et de préserver la valeur du dinar ainsi que le pouvoir d’achat des citoyens.
La proposition d’un budget unifié en Libye a été exprimée par Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires africaines, lors d’un échange avec Belqasem Haftar, responsable du fonds de développement et de reconstruction, en présence du chargé d’affaires américain, Jeremy Brendt.
L’appel américain insiste sur l’importance d’une gouvernance budgétaire coordonnée afin de soutenir des projets de développement à l’échelle nationale. Une telle orientation est présentée comme essentielle pour structurer l’investissement public et améliorer la cohérence des politiques économiques.
Cette prise de position intervient dans un contexte de divergences persistantes entre les acteurs libyens sur les mécanismes de gestion économique. Belqasem Haftar a récemment rejeté les conclusions de discussions économiques organisées en Tunisie sous médiation américaine, estimant qu’elles ne revêtaient pas de caractère contraignant.
Il a également contesté la représentativité de certains participants, considérant que les régions de l’Est et du Sud n’étaient pas suffisamment associées aux discussions portant sur les priorités économiques et de développement.
Ces désaccords illustrent les difficultés à établir un cadre économique unifié dans un pays où les institutions restent fragmentées.
L’enjeu dépasse la seule question budgétaire et renvoie à la capacité des autorités à coordonner leurs politiques publiques dans un environnement institutionnel complexe.
Les États-Unis mettent en avant le potentiel économique de la Libye, tout en soulignant que sa concrétisation dépend d’une meilleure cohérence des institutions et d’une coordination accrue entre les différentes parties prenantes.
L’évolution de ce dossier apparaît déterminante pour la stabilité macroéconomique du pays, ainsi que pour sa capacité à attirer des investissements et à relancer durablement son économie.



