La récente visite des “chefs” bété et des “jeunes” de Yopougon afin de demander pardon à Affi Nguessan, après son lynchage manqué le samedi dernier à la place Ficgayo ne fut qu’une théâtralisation politique du drame que fit le Front Populaire Ivoirien (FPI).
Bien que ces “chefs” aient invité Affi à se rendre à Gagnoa pour assister à l’enterrement de mère de Gbagbo, lui promettant que les choses ne se passeraient pas comme le week-end dernier, les scènes de violences qui se sont déroulées ce vendredi à l’entrée de la ville de Gagnoa donnent à dire que la fièvre est loin d’être retombée. En effet, Affi Nguessan, le président du Fpi, a encore vécu des heures chaudes hier vendredi à Gagnoa où se trouve une forte délégation du FPI à l’occasion de la messe de requiem précédant l’inhumation de la mère de Laurent Gbagbo.
La journée ne fut pas du tout repos pour Affi et sa délégation. Dès l’entrée de la ville, Affi fut accueilli par une foule hostile qui l’a bloqué pendant quelques temps au corridor. Sous les cris de ” Affi Judas ! Affi Judas! Affi Judas ! Affi Traitre ….” la situation déjà tendue s’est escaladée lorsque les badauds ont tenté de faire sortir le président du Fpi de sont véhicule.
Affi a eu son salut grâce à la baraka des forces de l’ordre qui l’ont extrait de cette mauvaise passe pour le conduire au domicile de Alcide Djédjé. Durant tout le trajet, le cortège de Affi Nguessan a essuyé les huées de la foule. Que lui sera réservé aujourd’hui lors de la messe de requiem et de l’enterrement? Bien malin qui pourra répondre.
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