
L’année 2025 s’annonce donc comme une période charnière pour de nombreux États africains, appelés à renouveler leurs mandats présidentiels dans un climat souvent tendu, mais porteur d’espoir. Le suivi attentif de ces scrutins par les organisations régionales et internationales sera déterminant pour la crédibilité et la transparence des processus électoraux à venir.
Une année électorale
En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire se prépare pour l’élection présidentielle du 25 octobre, un rendez-vous attendu dans un contexte de recomposition politique. En Afrique centrale, deux pays sont concernés : le Cameroun, où la tenue du scrutin en octobre reste à confirmer, et la Centrafrique, qui prévoit une élection en décembre.
Du côté de l’Afrique de l’Est et de l’océan Indien, trois scrutins présidentiels sont programmés : la Tanzanie (octobre, sous réserve), le Malawi (septembre) et les Seychelles, où les électeurs sont attendus le 27 septembre. Parallèlement à ces élections présidentielles, la Guinée organisera un référendum constitutionnel le 21 septembre, étape importante dans la refondation de ses institutions. Il est aussi probable que Conakry tienne la présidentielle en décembre.
Togo et États en transition : Des cas particuliers
Le Togo, initialement attendu aux urnes en février, a vu son processus électoral transformé par une réforme constitutionnelle adoptée en avril 2024. Désormais, le chef de l’État est désigné par le Parlement, dont la composition assure la reconduction de Faure Gnassingbé, rendant le scrutin présidentiel sans véritable suspense.
En revanche, 03 pays connaissent une rupture avec l’ordre constitutionnel, entraînant le report de leurs élections présidentielles : les trois membres de la confédération AES (Mali, Burkina Faso, Niger). Ces situations traduisent l’insécurité et l’instabilité politique dans le Sahel.


