
La commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi a partagé mardi 2 juillet ses observations sur l’évolution de la situation des droits humains dans le pays depuis mars 2019, devant le Conseil des droits de l’homme réuni à Genève. La mission, qui n’est pas reconnue par les autorités burundaises, remet en cause « la normalisation » affichée par le gouvernement. Au contraire, la commission d’enquête constate un rétrécissement de l’espace démocratique et une intensification de la restriction des libertés publiques ces derniers mois.
Doudou Diene, le président de la commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi, appelle la communauté internationale à « la vigilance » à l’approche des élections de 2020.
À ses côtés, Lucy Asuagbor a noté que « des violations graves des droits de l’homme se poursuivent depuis mai 2018 » dans le pays. « Des exécutions sommaires, des disparitions, des arrestations et des détentions arbitraires, ainsi que des cas de torture, des violences sexuelles et des restrictions des libertés publiques. Ces violations ont principalement une dimension politique. »


