05022026Headline:

Cameroun: Une opération militaire à Babanki fait plusieurs victimes, les ONG parlent de victimes civiles

Plus d’une dizaine de personnes ont été tuées lors d’une opération militaire en zone anglophone samedi 29 février dans la région du Nord-Ouest. L’armée parle d’une opération contre des combattants séparatistes anglophones. Les ONG parlent de victimes civiles.

Selon l’armée, l’opération militaire visait des combattants séparatistes dans le village de Babanki, à environ 40 km au nord de la ville de Bamenda. Une opération en représailles à une attaque menée 48 heures auparavant par des séparatistes anglophones sur une position de l’armée à quelques kilomètres de là.

Lors de cette opération samedi, les militaires sont entrés dans le village vers 2 heures du matin et ont ciblé quelques habitations. Selon un porte-parole de l’armée, dix combattants, des terroristes « ambazoniens » ont été neutralisés. Parmi lesquels se trouvait un leader séparatiste, le général Fire. Des armes, des AK-47 ont également été saisies.

Mais selon plusieurs organisations de la société civile, le bilan serait plus élevé. On parle de 7 combattants et d’une dizaine de civils tués, principalement des femmes et des enfants. Les autorités locales n’ont pas réagi.

« Tout le monde a peur », explique un membre d’une ONG qui souhaite garder l’anonymat. Depuis le massacre de Ngarbug il y a 15 jours, où l’armée est accusée d’avoir tué 21 civils, dont de nombreux enfants, « plus personne n’ose témoigner ni condamner les exactions de l’armée ».

Rfi

What Next?

Recent Articles