05212022Headline:

Coup d’État du MPSR au Faso : sur la route d’un “chômage Technique” des partis politiques !

Le président du MPSR, Chef de l’État, Paul-Henri Damiba, a rencontré les partis politiques, ce mardi 1er février 2022. Des sources, “plus rien ne sera vraiment comme avant”, sous cette transition, les explication du confrère de faso.net que nous avons contacté.

En clair, le « cafroumaillé » (cafouillage) n’aura visiblement plus de droit de cité sous cette transition. Paul-Henri Damiba et son équipe semblent tirer leçons de la transition qui a fait suite à l’insurrection populaire de 2014. Une transition où se sont disputés les intérêts de groupes et faits des placements politiques.

Terminé ! Aime-t-on couper court du côté des bidasses !

« Les gars (parlant des militaires au pouvoir, ndlr) ne veulent pas se laisser faire. En allant à l’appel du Chef d’État Damiba, beaucoup s’attendaient à ce qu’on leur dise : voilà, nous allons vous réserver un quota au gouvernement par exemple. Mais ils ont été désillusionnés. Le président (Damiba) leur a clairement dit qu’ils sont venus pour remettre le pays sur les rails, parce que ce qui est arrivé est de leur faute (classe politique), notamment le MPP et ses alliés », explique une source politique de la délégation.

Cette dernière pense que les militaires veulent se donner le temps de bien faire les choses et cela irait mieux pour le Burkina.

« Ils ont compris que s’ils s’amusent, les partis politiques vont infester les organes de la transition et nous ramener à la case départ. C’est mieux ainsi, qu’ils prennent leur temps pour faire les réformes avant d’organiser les élections. Sinon, le pays ne va pas s’en sortir. On a besoin de grandes réformes et de remettre de l’ordre. Les gens pensaient que ça allait être comme en 2014, ils oublient que cette fois-ci, ce sont les militaires qui ont pris le pouvoir. En plus, ce sont de vrais intellectuels, on ne peut pas les manipuler, ils savent ce qu’ils veulent, ils observent les choses depuis longtemps », commente un autre interlocuteur de la délégation, précisant que le Chef d’État a invité la classe politique à faire preuve de responsabilité et de retenue dans le processus pour sortir le pays de là.

« Moi, personnellement, je ne suis pas contre ça, parce que ces derniers temps-là, depuis que le coup d’État a été proclamé, dans tous les états-majors politiques, il y a des choses qui se préparaient, les gens ont commencé à courir de partout. Mais avec cette décision, ça va permettre d’assainir le milieu et aux partis politiques qui ont de la vision, de bien se préparer pour les élections de fin de transition.(…). Des gens se voyaient déjà ministres, députés de la transition et ça manœuvrait déjà fort. C’est honteux. Les gens sont sans dignité », fulmine ce responsable de parti politique, pour qui les hommes politiques avaient “vraiment” enfoncé le pays dans un gouffre inimaginable.

Cette rencontre MPSR-classe politique a mobilisé une bonne brochette du gotha politique. Il s’agit, et entre autres, du président de l’ex-parti au pouvoir (MPP), Bala Alassane Sakandé, dont on n’avait plus de nouvelles depuis les évènements des 23 et 24 janvier ; Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’UNIR/MPS ; Eddie Komboïgo, président de l’ex-chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF) et président d’une branche du CDP ; Achille Tapsoba, président d’une autre branche du CDP.

Zéphirin Diabré, président de l’UPC, lui, s’est fait représenter par Adama Sosso, deuxième vice-président du parti.

Avec le paysage qui semble se dessiner avec la transition du MPSR, les partis politiques, et même leurs appendices d’organisations de la société civile, risquent une traversée de désert. Une transition qui, mesurent certains hommes politiques, pourrait durer deux à trois ans. Alors, le moment de la « résilience » est arrivé pour les partis politiques !

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