04142026Headline:

Dans ce pays Africain, un « cannibale » a été condamné à la perpétuité

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso a confirmé, le 13 avril 2026, la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité d’A.L, présenté comme le « cannibale », poursuivi pour assassinat à but d’anthropophagie, détention illégale d’armes à feu et coups et blessures volontaires. L’accusé, né en 1981 à Fada N’Gourma, cultivateur et père d’un enfant, avait été arrêté en 2013 puis jugé en juin 2022, date à laquelle il avait déjà été condamné à la perpétuité par le premier juge. Insatisfait, il avait interjeté appel le 20 juin 2022 dans l’espoir d’obtenir une réduction de peine.

À la barre, A.L a reconnu une partie des faits en déclarant : « Je reconnais avoir commis ces faits mais je demande pardon ». Interrogé sur ses regrets, il a répondu par l’affirmative, affirmant : « Oui, je regrette ». Cependant, lorsqu’il lui a été demandé s’il avait consommé la chair de ses victimes, il a nié, tout en ajoutant : « Je n’ai pas mangé mais j’ai utilisé le sang humain pour adorer mes fétiches ». Le procureur général a voulu savoir si ces fétiches existaient toujours, ce à quoi l’accusé a répondu non. Il a également indiqué qu’avant les faits, il était cultivateur à Fada N’Gourma mais qu’il avait passé une grande partie de sa vie « à l’aventure ».

Le procureur général a rappelé la gravité des faits qui avaient fortement marqué l’opinion publique lors de leur révélation, estimant que les charges étaient particulièrement lourdes. Le ministère public a ainsi requis la confirmation de la peine de réclusion à perpétuité. La Cour a suivi ces réquisitions et confirmé la condamnation d’A.L à la prison à vie. Les faits remontent à 2013 à Burkina Faso, où l’accusé aurait vécu dans une grotte en brousse dans la zone du secteur 25 de Bobo-Dioulasso, le long de la RN1, semant la peur parmi les habitants. Il est accusé d’avoir commis plusieurs assassinats et d’avoir utilisé le sang de ses victimes dans le cadre de rituels fétichistes, avec des actes d’anthropophagie impliquant notamment un enfant de 8 ans.

What Next?

Recent Articles