06282022Headline:

En direct : les défenseurs d’Azovstal ont reçu l’ordre de Kiev d’arrêter de combattre

Ce vendredi 20 mai marque le cinquantième anniversaire de la fin du système à deux États fédérés : le Cameroun occidental et le Cameroun oriental. L’année 1972 est ainsi la naissance de la République unie du Cameroun. Une date à la résonance particulière dans la partie anglophone du pays, ravagée par les affrontements entre le pouvoir central et des groupes séparatistes. À Bamenda, capitale du Nord-Ouest, l’ambiance est lourde.

Dans les rues, l’armée a préparé cette journée avec des défilés. Pour autant, après des années de guerre, l’ambiance n’est pas à la fête.

Pour John, retraité de 74 ans, l’unité camerounaise n’existe plus : « Le président Biya a déclaré la guerre aux anglophones. Il tue nos enfants, brûle nos maisons. Il n’y a pas de retour en arrière possible. On ne résoudra la crise qu’avec l’indépendance des régions anglophones. »

Lundi, un groupe séparatiste a imposé cinq journées ville-morte dans les régions anglophones. Les rues de Bamenda sont donc désertes. Les séparatistes ont menacé de mort ceux qui s’aventureraient dehors.

Hanson, un commerçant de 33 ans, appelle au dialogue : « Nous sommes en guerre. Bamenda est une ville-fantôme. On ne voit pas ça à Douala ou Yaoundé. Nous avons tellement de documents officiels écrits uniquement en Français, des fonctionnaires, des soldats, des policiers qui ne connaissent pas l’Anglais. Il ne faut pas forcément une séparation. Nous devons dialoguer et trouver un système accepté par tous. »

Beaucoup ont fui la région, comme le Dr Nick Ngwanyam, installé aujourd’hui à Douala. Modéré, il ne souhaite pas la séparation : « La nation doit rester unie comme une famille, mais dans votre maison vous ne pouvez pas avoir d’unité sans amour, sans confiance, sans respect. On ne peut pas unir de force les gens, en les tabassant. Ceux qui sont au pouvoir tentent d’instrumentaliser la situation et monter les deux groupes l’un contre l’autre. C’est la cupidité qui a tout gâché. »

Depuis plusieurs jours, les forces de défense sont largement déployées promettant une journée sous haute surveillance à Bamenda

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