Le président ghanéen John Dramani Mahama a annoncé l’une de ses mesures choc pour réduire le train de vie de l’Etat et aplatir les dépenses publiques. Cette mesure concerne l’interdiction pour les membres du gouvernement de voyager en première classe.
Les personnes visées sont les membres du gouvernement ainsi que les hauts fonctionnaires dans le cadre de leur mission à la charge de l’Etat Ghanéen. Cette décision, prise lors de la prestation de serment des ministres le 7 février 2025, traduit une volonté expresse de l’administration Mahama Dramani de promouvoir la modestie et la responsabilité au sein de son administration.
Voyager avec modestie : Une obligation présidentielle
Lors de son discours à la Jubilee House, le président Mahama est révenu à maintes reprises la nécessité pour les ministres d’adopter une attitude exemplaire dans leur gestion des ressources publiques. « Tout déplacement jugé essentiel et nécessaire doit être autorisé au préalable par le bureau du chef d’état-major. Ainsi, les déplacements devront être effectués avec modestie, pas en première classe », a-t-il affirmé.
Cette annonce répond à une volonté aigue du gouvernement de se rapprocher des réalités vécues par les citoyens ghanéens, dans un contexte économique difficile. « Nous devons être attentifs à la manière dont nous utilisons les ressources de l’État, notamment éviter l’extravagance et le luxe », a martelé le chef de l’État.
Le mandat de la responsabilité et de la transparence
John Dramani Mahama a toujours insisté sur le fait que les ressources publiques ne doivent pas être dilapidées et que son administration devra se montrer responsable vis-à-vis du peuple ghanéen. « Je demanderai à tous les membres de mon gouvernement de se conformer aux normes de responsabilité les plus strictes afin de garantir que le mandat et les ressources qui nous ont été confiés par le peuple ghanéen servent uniquement à travailler pour lui et à améliorer son niveau de vie », a-t-il souligné.
Cette posture vise à restaurer la confiance des citoyens en leurs dirigeants et à mettre fin aux critiques récurrentes sur le train de vie de certains hauts fonctionnaires. Le président Mahama a également justifié cette décision par le contexte économique délicat que traverse le Ghana, marqué par des années de mauvaise gestion financière.
« Le peuple ghanéen traverse une période difficile en raison des difficultés causées par la mauvaise gestion économique des huit dernières années. Notre devoir est de les sortir de cette situation, et non de l’aggraver », a-t-il expliqué. En complément, il a annoncé qu’il rencontrera les membres du comité de l’Opération Récupérer Tout le Butin (ORAL) afin d’examiner leurs conclusions et de prendre de nouvelles mesures pour récupérer les fonds publics détournés.
Un retour aux affaires imbriqué de gouvernance exemplaire
Ce premier pas d’interdiction des voyages en première classe pour les ministres envoie un signal fort à l’ensemble de la classe politique et administrative du pays. Elle traduit une volonté de changement dans la gestion des finances publiques et illustre un engagement à mettre fin aux dépenses jugées superflues.
Reste à voir comment cette mesure sera appliquée dans la durée et si d’autres actions suivront pour renforcer la discipline budgétaire et la transparence dans la gestion des ressources de l’État. Pour le moment, le président Mahama affiche une détermination sans faille à imposer une gouvernance plus sobre et plus responsable.



