Le commissariat d’arrondissement de Grand Yoff a mis fin, le 26 février 2026, aux activités d’un réseau de prostitution clandestine opérant dans le quartier. L’opération a conduit à l’arrestation de quatre individus, dont trois femmes, impliqués dans une affaire mêlant violences, séquestration et pratiques illicites.
Une intervention née d’un renseignement
L’alerte a été donnée grâce à un renseignement opérationnel signalant des activités suspectes dans un immeuble du secteur. À leur arrivée, les forces de l’ordre ont découvert une scène de chaos : quatre personnes se livraient à une violente altercation, présentant des blessures légères.
Un scénario d’extorsion et de séquestration
Selon les premières déclarations de l’homme interpellé, ce dernier aurait sollicité un rapport sexuel tarifé. Cependant, la situation aurait dégénéré après l’acte. Il accuse sa partenaire et ses deux complices de :
Tentative d’extorsion de fonds suite à son refus de payer un surplus.
Séquestration et violences physiques.
Atteinte à l’intimité : il affirme avoir été déshabillé de force et filmé nu pour servir de moyen de pression.
Bien que les trois femmes nient ces accusations et soutiennent la thèse d’une tentative de viol, l’expertise technique des téléphones a révélé des vidéos montrant l’homme nu, maîtrisé par les suspectes.
Des saisies accablantes
La perquisition des lieux a permis de confirmer la nature des activités pratiquées dans l’appartement. Les enquêteurs ont saisi :
43 préservatifs et 6 téléphones portables.
224 000 FCFA ainsi que diverses devises étrangères.
Des seringues pour injections anales et un stock de comprimés abortifs.
Suites judiciaires
Les quatre protagonistes ont été placés en garde à vue. Ils font face à une liste de chefs d’accusation incluant l’association de malfaiteurs, l’incitation à la débauche, la collecte illicite de données à caractère sexuel et le défaut d’inscription au fichier sanitaire.
Rappel de sécurité : La Police nationale reste mobilisée et encourage les citoyens à signaler toute activité suspecte via le numéro vert gratuit : 800 00 17 00.



