05162026Headline:

La radiation d’Ahoua Don Mello du PPA-CI, provoque des remous majeurs et des démissions au sein des structures nationales et internationales

La crise interne au Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire continue de produire ses effets. Au lendemain de la radiation d’Ahoua Don Mello et de Fernand Ahilé, un autre cadre du parti vient d’annoncer son départ.

Dans une lettre datée du 15 mai 2026 depuis Abuja, Zahi Olivier Zabo a officiellement présenté sa démission de ses fonctions et du parti.

Nommé représentant du PPA-CI au Nigeria en juin 2022, il affirme avoir servi « avec loyauté, engagement et conviction ».

“Refus d’alternance”
Mais dans son courrier adressé à Laurent Gbagbo, l’ancien responsable évoque désormais un profond malaise au sein de la formation politique.

Il dénonce notamment « un manque de démocratie interne », « un refus manifeste de l’alternance » ainsi que des pratiques qui, selon lui, ne correspondent plus à sa vision de l’engagement politique.

La radiation d’Ahoua Don Mello semble avoir accéléré sa décision. Dans sa lettre, Zahi Olivier Zabo estime que l’ancien vice-président exécutif demeure « une personnalité majeure et un poids lourd politique », et ajoute que son exclusion a « profondément renforcé » ses inquiétudes sur l’avenir démocratique du parti.

L’ancien représentant du PPA-CI au Nigeria critique également la gouvernance actuelle du mouvement.

Sans citer directement d’autres dirigeants, il estime que le maintien de Laurent Gbagbo à la tête du parti, « malgré [son] âge très avancé », sans « véritable ouverture à une relève générationnelle et politique », accentue son désaccord avec l’orientation prise par le PPA-CI.

Alors qu’il avait laissé entendre en octobre dernier, son intention de se mettre en retrait de la direction du parti, Laurent Gbagbo a finalement été reconduit à la tête du PPA-CI ce 14 mai.

Lourdes suspensions
Cette démission intervient dans un contexte particulièrement tendu pour le parti de Laurent Gbagbo.

Réunis en congrès à Abidjan, les congressistes ont validé plusieurs sanctions disciplinaires contre des cadres accusés d’avoir défié la ligne officielle du mouvement lors des élections de 2025.

Outre Ahoua Don Mello et Fernand Ahilé, plusieurs figures comme Stéphane Kipré ou Georges Armand Ouégnin ont écopé de lourdes suspensions allant jusqu’à 18 mois.

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