08202026Headline:

Le Tchad a célébré le 66e anniversaire de son indépendance emboîtant le pas à la Côte d’Ivoire

Le général Horta N’Tam de la Guinée-Bissau et le colonel Michael Radriaririna de Madagascar et bien d’autres invités de marque de l’Afrique centrale, ont pris part à Ndjamena à la fête nationale d’indépendance du Tchad. Aux côtés du Maréchal Mahamat Idriss Deby, ils étaient là ce 11 août 2026 aux commémorations de la fête de l’indépendance à la Place de la nation.

Après la fête nationale de Côte d’Ivoire, le 7 août, c’est au tour du Tchad indépendant d’avoir ses 66 ans aujourd’hui. L’événement est célébré sur toute l’étendue du territoire national. À N’Djaména, le superbe défilé pédestre a eu lieu sous la houlette du Chef suprême des Armées ainsi que des différents corps constitués de la Nation.

N’Djaména honore ses 66 ans de souveraineté
Le président Mahamat Idriss Déby Itno, dans son discours àla Nation, a rendu hommage aux pères fondateurs et aux forces de défense, tout en appelant à l’unité nationale face aux défis sécuritaires. Il a dénoncé les conflits intercommunautaires et les manipulations extérieures, et appelé à une justice plus efficace pour lutter contre l’impunité. Il a salué le retour à l’ordre constitutionnel après la transition et plaidé pour un dialogue politique permanent entre majorité et opposition. N’Djaména, ce 11 août 2026. La Place de la Nation, parée de ses plus beaux atours, vibre au rythme des pas cadencés des soldats et des roulements de tambour.

Une nation ne devient pas grande par l’étendue de son territoire, mais par l’unité de son peuple
Ce matin, les artères de N’Djaména ont retenti du bruit des blindés et des avions de chasse survolant la capitale. Le défilé, minutieusement orchestré, a rassemblé les forces de défense et de sécurité, venant de toutes les garnisons du pays. C’est dans une atmosphère de ferveur patriotique que le chef de l’État, en tenue de combat, a passé les troupes en revue, saluant leur engagement quotidien pour l’intégrité du territoire. À ses côtés, les délégations étrangères, venues témoigner de leur solidarité avec le peuple tchadien, ont suivi avec attention cette démonstration de force et de discipline. Pour le Tchad, cette fête nationale est l’occasion de rappeler sa résilience face aux crises qui ont jalonné son histoire, et de réaffirmer sa volonté de construire un avenir de paix et de prospérité.

Le discours présidentiel : unité et vigilance face aux menaces
Dans son allocution, le président Mahamat Idriss Déby a d’abord rendu un hommage vibrant aux pères fondateurs de l’indépendance, mais aussi à toutes celles et ceux qui, dans l’ombre, ont œuvré silencieusement à l’édification de la nation. « Une nation ne devient pas grande par l’étendue de son territoire, mais par l’unité de son peuple », a-t-il martelé, appelant à la consolidation de la cohésion sociale. Il n’a pas éludé les difficultés notamment conflits intercommunautaires, accès inéquitable aux ressources, lenteur de la justice, défaillances administratives. Des maux que le chef de l’État a qualifié de « freins à la marche du pays ». Il a également dénoncé les manipulations extérieures, invitant ses compatriotes à se méfier des « forces qui veulent diviser le Tchad pour mieux le fragiliser ». « Notre diversité est une richesse, pas un motif de division », a-t-il insisté, en appelant les chefs traditionnels, les leaders religieux et les médias à jouer un rôle actif dans la prévention des conflits.

La sécurité, condition sine qua non du développement
Le maréchal Déby a également consacré une part importante de son discours aux défis sécuritaires. Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, les menaces terroristes et les trafics en tout genre, il a réaffirmé la nécessité de renforcer les forces armées tchadiennes. « Nous devons intensifier la lutte contre la circulation des armes et traquer les réseaux de trafic », a-t-il déclaré, soulignant la coopération nécessaire avec les pays voisins. Le président a également évoqué la modernisation des équipements, la formation des soldats et l’amélioration de leurs conditions de vie. « Les sacrifices des forces de défense nous obligent », a-t-il rappelé, en évoquant la mémoire des combattants tombés pour la patrie, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Un message adressé aussi bien aux militaires qu’aux populations, invitées à soutenir l’action de l’État dans ce domaine crucial.

La transition achevée, la voie du dialogue s’ouvre
Enfin, le président Déby a tenu à saluer la réussite du processus de transition, qui a permis un retour à l’ordre constitutionnel après des années de régime militaire. Il s’est félicité de la tenue des élections référendaires, présidentielles, législatives et locales, qu’il a qualifiées d’« avancées démocratiques significatives ». « Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que la force motrice de notre pays est le dialogue et la réconciliation », a-t-il affirmé, plaidant pour un cadre permanent de dialogue politique entre la majorité et l’opposition. Ce message de consensus, rare dans le discours présidentiel, a été accueilli avec un certain intérêt par les observateurs. Il traduit la volonté du chef de l’État de sortir des logiques de confrontation pour privilégier les échanges constructifs, gages de stabilité et de progrès.

Le 66e anniversaire de l’indépendance du Tchad a été une journée de contrastes : faste militaire et messages de gravité, fierté nationale et appels à la vigilance. Les présidents invités de Madagascar et de Guinée-Bissau ont témoigné de l’ancrage du Tchad dans la communauté des États africains. Mais c’est surtout le discours du maréchal Mahamat Idriss Déby, alliant hommage aux ancêtres, constat des défis et promesses de renouveau, qui restera dans les mémoires. Le Tchad, à 66 ans, affiche sa volonté de rester debout, uni, et tourné vers l’avenir.

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