07022022Headline:

Le WAN 2022 revient pour sa 3e édition avec un hommage à Amobé Mévégué

Au lendemain de la journée mondiale pour l’Afrique, une grande équipe de musiciens, de chercheurs et de sportifs organise un rendez-vous en ligne ce jeudi. Au programme : des conférences sur le sport, l’éducation et les discriminations ainsi que des concerts.

Il y a deux ans, en pleine pandémie de Covid-19, feu Amobé Mévégué créait le Worldwide Afro Network (WAN). Le journaliste et producteur de RFI, France 24 et TV5, décédé en septembre dernier, avait un souhait : fédérer les énergies, monter des projets pluridisciplinaires pour apporter des opportunités à la jeunesse du continent.

Pour ses proches, Amobé avait « toujours des projets un peu fous, mais il allait toujours au bout ». WAN fait partie de ces aventures hors du commun. Et cette année, ceux qui ont côtoyé M. Mévégué reprennent le flambeau.

Championne du monde d’heptathlon, de saut en longueur, originaire de Sierra Leone, Eunice Barber estime que ce projet permet de passer à l’action : « Je pense qu’Amobé a laissé un héritage pour vraiment faire booster la communauté africaine et faire des choses aussi, parce que ce n’est pas que pour réunir, mais il faut qu’on apprenne à faire des choses, à se soutenir les uns et les autres. Et moi, je crois à l’action ».

« Amobé est la vie »
Kandy Guira, burkinabè, offrira de son côté un concert virtuel, comme Awadi, Tiken Jah Fakoly, Dobet Gnahoré, réunis car ils estiment comme la chanteuse originaire du Burkina Faso qu’un autre monde est possible : « C’est comme une mission en fait. Ce combat est important pour nous la jeunesse, et pour nous aussi en tant qu’Africains. Les valeurs que je porte sont vraiment dans le WAN. Pour moi, on ne bâtira pas un monde tout seul, on ne le bâtira qu’ensemble. C’est vraiment une valeur que je porte très fort ».

Pour preuve, elle cite son album : « Nagtaba», qui veut dire « ensemble ». « On ne peut pas faire autrement en fait. Il n’y a que comme ça qu’on réussira », conclut-elle.

Cheikh Tidiane Seck aussi apportera sa voix lors de cette 3e édition du WAN. Le musicien malien était à l’origine de ce rassemblement virtuel à la demande d’Amobé Mévégué. Et continuera de soutenir cette aventure.

Amobé était comme un fils pour moi. Et on a créé ensemble, quand il y a eu le Covid, un groupe qui porte mon nom : CAC 19, en opposition à CAC 40. C’était du Amobé tout craché. Il me disait : “Doyen, tu sais quoi, tu vas être en haut de la pyramide”. Au début du premier WAN, il me parlait comme ça, il venait à la maison, c’était mon confident aussi. Donc, c’est de bonne guerre que je sois là aujourd’hui pour témoigner de l’abnégation de cet homme de culture qui était là, sans calcul, pour essayer d’ouvrir un vrai horizon pour la culture africaine en général. Soyez vous-même et croyez en vous, et soyez acharnés au travail, c’est la seule chose qui paye. Après la mort, il y a la vie qui ne meure jamais, qui était là au début. Donc, Amobé est la vie.

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